Élu.e.s du groupe
François DESEILLE, président, Florent COLOMBO, Marie-Hélène JUILLARD-RANDRIAN,
Marien LOVICHI, Isabelle PIERREY-ROUGET, Sabine SICUREZZA, Emilie SIMONE, Philippe THIRION
03 80 74 52 50 – 06 81 45 44 44
Expression des élu.e.s
2026
Le bien-être animal s’impose aujourd’hui comme un enjeu de société à part entière, révélateur de notre rapport au vivant et des tensions que le changement climatique fait peser sur lui. Chaque année, les refuges et associations de protection animale voient leurs structures se remplir à une vitesse inquiétante. Derrière les grilles, les chiens halètent sous la chaleur. Les chats cherchent un coin de fraîcheur. Les lapins, cochons d’Inde et autres petits compagnons souffrent souvent en silence. Le réchauffement climatique a profondément modifié la situation : les épisodes de canicule surviennent plus tôt, durent plus longtemps, et mettent à l’épreuve la santé et le confort de nos compagnons. L’été multiplie aussi les abandons. Déménagement, arrivée d’un bébé, séparation… Derrière chaque animal accueilli se cache souvent une histoire difficile : un chien abandonné à un arbre, un chat laissé sans soins, un lapin exposé au soleil sur un balcon en pleine chaleur. Face à cette réalité, les équipes des associations de protection des animaux mènent un combat quotidien pour préserver le bien-être de chaque pensionnaire. Mais lorsque des centaines d’animaux doivent affronter plusieurs jours à 38 °C, chaque journée devient un défi. Adopter en refuge, c’est sauver deux vies : celle de l’animal que l’on accueille chez soi, mais aussi celle de celui qui pourra prendre sa place au refuge. Conseils pour protéger vos animaux pendant les fortes chaleurs : eau fraîche et ombre en permanence, sorties aux heures les plus fraîches, ne jamais laisser un animal dans une voiture, rafraîchir sans provoquer de choc thermique, connaître les signes d’alerte. Et cet été, un simple bol d’eau laissé à l’ombre devant chez vous peut aussi aider un animal errant. Veiller au bien-être animal, c’est aussi reconnaître que les associations de protection des animaux ont besoin du soutien de tous. Dons de ventilateurs, de matériel de rafraîchissement ou quelques heures de bénévolat : chaque geste compte.
Face au défi climatique, notre ville s’adapte et change de visage. Depuis le 30 avril, la rue de la Liberté est désormais parée de 46 arbres en pots. L’arrosage du jardin éphémère est assuré, rappelons-le, par l’eau recyclée de nos réservoirs. Ces actions luttent contre les îlots de chaleur et améliorent notre cadre de vie. Au-delà de la visibilité de ces réalisations, une transformation plus profonde de l’espace public est à l’œuvre : la maîtrise du cycle de l’eau. La place Bossuet est un exemple fort : nous y avons installé un système complet de récupération des eaux pluviales et de puits perdus. Ce dispositif permet de planter en pleine terre, ce qui structure un véritable îlot de fraîcheur, entre ombres, évapotranspiration et réduction de l’effet de masse thermique. Si le sol est imperméable, l’arbre manque d’eau, il ne transpire et ne rafraîchit plus. Un arbre qui a soif est un climatiseur éteint. Une ville qui infiltre son eau est une ville qui respire. En sélectionnant des essences résilientes, ces systèmes créent un écosystème urbain capable de s’autoréguler. Car cette reconquête du vivant dépasse le seul confort des habitants, les insectes et les oiseaux reviennent là où la terre respire. Une ville qui végétalise est une ville qui se repeuple. La terre respire à nouveau quand nous désimperméabilisons les cours d’écoles, les places et les trottoirs. En remplaçant le bitume par des revêtements drainants, l’eau s’infiltre là où elle tombe. C’est le principe de la ville éponge : l’eau alimente les nappes phréatiques au lieu de ruisseler dans les réseaux de traitement et de les surcharger. Cette gestion du cycle de l’eau est un levier majeur pour accélérer notre transition environnementale. C’est la condition sine qua non d’une végétalisation réussie, promesse phare de notre engagement municipal. Ensemble, au sein de la majorité, le groupe Les Centristes Dijon, MoDem défend une écologie des solutions et s’engage pour une ville plus résiliente