Dijon, ville européenne et internationale

La capitale de Bourgogne Franche-Comté a tissé un réseau international avec une dizaine de villes partenaires à travers le monde.

Réseau dynamique de villes partenaires

Depuis les années 1950, la capitale de la Bourgogne-Franche-Comté tisse un réseau de villes partenaires principalement, mais pas uniquement, en Europe. Les échanges et les projets portent sur les relations économiques, le tourisme, le soutien à l’enseignement supérieur à la recherche, la culture, la gastronomie, l’alimentation, le développement durable, la mobilité des jeunes et les partenariats scolaires.

Les villes partenaires de Dijon :

  • York (Royaume-Uni)
  • Dallas (États-Unis)
  • Mayence (Allemagne)
  • Volgograd (Russie) – Relations suspendues depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie
  • Malines (Belgique)
  • Skopje (Macédoine du Nord)
  • Cluj Napoca (Roumanie)
  • Reggio Emilia (Italie)
  • Pécs (Hongrie)
  • Guimarães (Portugal)
  • Chefchaouen (Maroc)
  • Arrondissement numéro 6 de Prague (République Tchèque)
  • Dakar (Sénégal)

Réseaux internationaux

Réseau des villes UNESCO

L’inscription des Climats du vignoble de Bourgogne sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco a fait entrer le secteur sauvegardé de Dijon au patrimoine de l’humanité. Ce classement rend hommage à la culture viticole et aux terroirs de Bourgogne. Dijon, la capitale régionale, marque le premier kilomètre de la route des grands crus.

Ajouté à l’inscription du « Repas gastronomique des Français » au patrimoine immatériel de l’humanité, dont la traduction touristique et culturelle sera assurée par la Cité internationale de la gastronomie et du vin, Dijon bénéficie d’un atout considérable d’attractivité : une double reconnaissance Unesco.

Des villes partenaires, reconnues par l’Unesco

Plusieurs villes partenaires de Dijon bénéficient d’une reconnaissance Unesco, au titre du patrimoine mondial de l’humanité ou en tant que « Villes créatives » de l’Unesco (Creative cities).

  • Depuis 1992, le centre-ville de Prague est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Le superbe patrimoine architectural de la capitale tchèque, construit entre le 11ème et le 18ème siècles, a survécu aux affres du temps et aux remous de l’Histoire. Découvrir le patrimoine de Prague.
  • La ville marocaine de Chefchaouen, partenaire de Dijon depuis 2016, figure parmi les quatre cités du pourtour méditerranéen inscrites au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco dans le cadre de la « diète méditerranéenne ». Plus d’informations sur le site de l’Unesco.
  • Guimarães et Dijon sont partenaires depuis 2011. La ville portugaise est considérée comme le berceau du Portugal, car elle a vu naître Alphonse Henriques qui deviendra le premier roi de ce pays. Son centre historique est inscrit depuis 2001 sur la liste du patrimoine de l’Unesco. Découvrir Guimarães.
  • La ville britannique d’York, jumelée avec Dijon depuis 1953, fait partie du réseau des « Villes créatives » de l’Unesco, dans la catégorie des arts numériques. Découvrir York, ville des arts numériques.
  • Dakar, la capitale du Sénégal, a rejoint le réseau des « Villes créatives » de l’Unesco, dans le domaine des arts numériques. Découvrir Dakar, ville des arts numériques.

Dijon, ville engagée dans des réseaux internationaux

Le Maire et Président de la métropole, François Rebsamen, préside Cités Unies France (CUF), association Trans-partisane de collectivités soutenant l’action internationale décentralisée.

Partie prenante de réseaux internationaux spécialisés, Dijon participe pleinement à la présence française à l’étranger. Ils permettent l’échange de bonnes pratiques et la mise en place d’actions concrètes. Pour les Dijonnais, ces réseaux sont aussi des sources de contacts et d’informations très utiles.

La ville de Dijon s’engage au sein des réseaux suivants :

Des organismes à vocation internationale

La ville de Dijon est également riche d’organisations à vocation internationale, qui sont à même d’accompagner les projets européens et internationaux des citoyens et de leurs associations.

  • BFC-International, réseau international de solidarité. La ville de Dijon a suscité la création en 2011 de Bourgogne Coopération, qui deviendra BFCI en 2017, qui fédère les associations et acteurs locaux qui agissent en faveur de la coopération et de la solidarité internationales. Ce réseau accueille, oriente et accompagne les porteurs de projets intéressés par l’aide au développement, l’action humanitaire, le volontariat, l’éducation à la citoyenneté mondiale, la coopération et les échanges internationaux. Bourgogne coopération est aussi le relais local du réseau Ritimo – réseau national d’information sur la solidarité internationale et le développement durable – et bénéficie à ce titre de ressources documentaires spécialisées (périodiques, ouvrages, études, expositions, films, etc.), disponibles au prêt ou à la vente.
  • La Maison de l’Europe. Ce centre d’information et d’orientation à Dijon, s’adresse à tous les citoyens et facilite leur compréhension et relations avec l’Union européenne. Labellisé par la Commission européenne, le centre a pour missions : d’offrir un service d’information gratuit, de conseiller et de répondre aux questions des citoyens sur l’Union européenne, son fonctionnement, ses actions et ses financements, d’encourager activement le débat local et régional sur l’Union européenne et ses politiques (notamment par le biais d’événements, conférences-débats), de recueillir les préoccupations des citoyens et de rendre compte aux institutions européennes des questions, des avis et des suggestions des citoyens.

Ville de solidarité internationale

À Dijon, 110 associations s’impliquent dans le domaine de la solidarité internationale, dans une trentaine de pays différents. La ville de Dijon appuie certains de leurs projets sur les plans techniques, financiers et logistiques. Elle aide aussi des associations à monter leurs dossiers de demande d’aides auprès de l’Union européenne et du ministère des Affaires étrangères. Enfin, la ville de Dijon organise régulièrement un appel à projets afin de financer des projets de solidarité internationale portés par des acteurs locaux.

Une idée, un projet ?

Relations avec les pays de l’Est

Historiquement, la ville de Dijon a joué un rôle pionnier dans la construction de l’amitié entre la France et les villes de l’Europe de l’Est (Allemagne, Europe centrale et Balkanique, Russie).

Années 1950 : le chanoine Kir multiplie les jumelages

Nous sommes dans les années 1950, dans une Europe déchirée par la guerre et les conflits. Rétablir une paix durable sur le continent est alors une priorité. Les années qui suivent la Seconde Guerre Mondiale voient fleurir les jumelages. Dijon sera une ville pionnière, sous l’impulsion de son maire, le charismatique Félix Kir, multipliant les jumelages autour des valeurs de réconciliation et d’amitié entre les peuples.

La première coopération franco-russe

Très vite, l’accent est porté sur les villes de l’Est. Dès 1953, Dijon noue des liens étroits avec la ville allemande de Mayence. En 1958, la capitale de la Rhénanie-Palatinat et la capitale de Bourgogne signent leur première convention de jumelage. En 1959, Dijon défraie la chronique, en pleine Guerre Froide, en signant une convention de coopération avec la russe Stalingrad (l’actuelle Volgograd). C’est le tout premier jumelage de l’histoire de la coopération franco-russe. La ville entend ainsi « travailler à la création d’un climat de paix » et entamer une coopération Est-Ouest.

Les liens avec l’Europe centrale, orientale et balkanique

  • Chaque année au mois de juin, la maison de Rhénanie-Palatinat à Dijon organise « Was ist das rue Buffon? » sa grande fête de printemps. Dans une ambiance festive, l’organisme célèbre ainsi plus de 60 ans d’amitié franco-allemande entre Dijon et Mayence, entre la Bourgogne et la Rhénanie-Palatinat. Domiciliée à Dijon depuis 1996, la maison de Rhénanie-Palatinat assure la promotion de l’enseignement de l’allemand en Bourgogne Franche-Comté, travaille aux côtés des entreprises qui souhaitent exporter voire s’implanter outre-Rhin et abrite une médiathèque composée d’ouvrages et de films en langue allemande.
  • La section tchèque du lycée Carnot. Ouverte dès 1920 à Dijon, elle constitue l’un des piliers de la coopération franco-tchèque. En dépit de fermetures intermittentes provoquées par la Seconde Guerre Mondiale, puis par la période communiste, les liens ont perduré entre Dijon et la République Tchèque. Une vingtaine d’élèves tchèques sont accueillis chaque année. Ils suivent un cursus en français, de la seconde à la terminale. Logés à l’internat du lycée Carnot, les élèves tchèques passent les week-ends au sein de familles dijonnaises : une source d’échanges culturels inépuisables ! Plus d’information sur la section tchèque de Dijon sur le site de l’ Institut français de Prague
  • Le campus européen de Sciences Po Paris à Dijon. L’institut d’études politiques de Paris a implanté, à Dijon, son antenne dédiée à l’Europe centrale et orientale. Le campus européen de Sciences Po propose un cursus de 1er cycle général et pluridisciplinaire en sciences sociales, avec un accent sur les défis de l’Union européenne d’aujourd’hui, les particularités des pays d’Europe centrale et orientale, la question des frontières et voisinages de l’Union européenne et des pays actuellement candidats. La moitié des étudiants de ce campus international sont originaires de l’Europe centrale et orientale. Outre l’anglais qui est obligatoire, les étudiants peuvent apprendre ou poursuivre leur apprentis­sage des langues suivantes : allemand, espagnol, italien (avec une initiation au roumain en parallèle), hongrois, polonais, russe, tchèque.
  • L’association Bourgogne-Balkans Express. Créée en 2006, l’association Bourgogne-Balkans Express se compose essentiellement d’étudiants du campus de Sciences Po Paris (basé à Dijon). L’association a pour objectif de promouvoir les liens entre les pays des Balkans et l’Union européenne.
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