Élu.e.s du groupe
Karine HUON-SAVINA, présidente, Patrice CHATEAU, Billy CHRÉTIEN, Clémentine HUGOL-GENTIAL,
Laurent MONNOT, Ludmila MONTEIRO.
khuon-savina@ville-dijon.fr
Expression des élu.e.s
2026
Chaque enfant mérite sécurité et protection. La protection de l’enfance est un pilier fondamental de notre pacte républicain. Chaque drame qui survient rappelle avec force notre responsabilité collective : aucun enfant ne devrait grandir dans la peur, la violence ou l’abandon. Les situations de maltraitance ou de grande vulnérabilité interrogent l’ensemble de la chaîne de protection : prévention, repérage, accompagnement des familles et moyens donnés aux professionnels. Éducateurs, travailleurs sociaux, personnels de santé et enseignants jouent un rôle essentiel, souvent dans des conditions difficiles. À Dijon, ce sujet est pris à cœur. La protection de l’enfance constitue un engagement essentiel des politiques publiques locales, mobilisant les acteurs sociaux, éducatifs et institutionnels pour accompagner les enfants et soutenir les familles les plus fragiles. À l’échelle locale, les collectivités ont un rôle déterminant pour repérer les signaux faibles, accompagner les familles et coordonner les acteurs. Cela suppose des moyens humains suffisants et une coopération renforcée entre institutions. La protection de l’enfance ne peut être pensée uniquement dans l’urgence. Elle doit être une politique publique continue et prioritaire. Prévenir, c’est éviter l’irréparable. Accompagner, c’est permettre la reconstruction. Agir tôt, c’est protéger durablement. Face à ces enjeux, nous devons refuser l’indifférence et renforcer les moyens de la solidarité. Chaque enfant mérite un environnement sûr et stable pour grandir.
Et si la nature n’avait plus besoin de fête… mais de respect quotidien ? Chaque année, la Fête de la nature nous invite à ralentir, observer, nous émerveiller. À Dijon, beaucoup découvrent ou redécouvrent le vivant à travers l’exposition « Les Vivants » au Jardin de l’Arquebuse. Ces moments éveillent la curiosité et nourrissent une prise de conscience essentielle. Mais au-delà de ces rendez-vous, une autre dynamique est déjà à l’œuvre, plus discrète et profondément porteuse d’espoir. Partout, des enfants apprennent à regarder autrement. Dans les crèches, les écoles et les temps périscolaires, des projets de potagers voient le jour. Les mains dans la terre, ils découvrent le cycle du vivant, la patience, le respect. Dans les quartiers, les jardins partagés recréent du lien, entre habitants comme avec la nature. C’est là que réside le véritable changement : dans l’éducation et la transmission. Protéger la biodiversité ne repose pas uniquement sur des actions ponctuelles, mais sur une attention quotidienne, des gestes simples, répétés et partagés. La Fête de la nature ne devrait pas durer quelques jours, mais 365 jours par an. Et cette évolution est déjà en marche, portée par une jeunesse curieuse, sensible et engagée. Restons collectivement vigilants à ce que cet élan ne s’essouffle pas. Car la plus belle des fêtes est peut-être celle qui ne s’arrête jamais : celle d’un lien vivant, entretenu chaque jour. Prendre soin de la nature, c’est aussi transmettre une manière d’habiter le monde