Dijon : le cellier de Clairvaux en travaux

Situé au 27 boulevard de la Trémouille, le cellier de Clairvaux, bâtiment municipal qui accueille de nombreux événements associatifs et culturels, fait actuellement l’objet d’importants travaux. Une restauration pour préserver l’architecture historique de ce joyau médiéval.

Peut-être avez-vous déjà franchi ses portes pour découvrir une exposition, écouter un concert ou assister à une conférence. Construit au début du 13e siècle, le cellier de Clairvaux, également appelé « Petit-Clairvaux », était à l’origine une dépendance de la célèbre abbaye de Clairvaux située dans l’Aube. Il faisait partie d’un vaste enclos à l’intérieur de Dijon, comprenant un hôtel, des chapelles, des jardins, des vignes, un pressoir et des granges.

Il servait à la fois de lieu de résidence pour l’abbé lors de ces voyages à Citeaux, l’abbaye-mère et de lieu pour stocker et vendre les productions de l’abbaye – graines, céréales, foin, fourrage, etc. Le rez-de chaussée accueillait les espaces de stockage, tandis que l’étage abritait le réfectoire et le dortoir des moines cisterciens. Dernier vestige de cet ensemble patrimonial, le cellier devient propriété du département à la Révolution, puis de la ville en 1914. Réhabilité dans l’urgence en 1942, le bâtiment a depuis subi les assauts du temps. Après la Seconde Guerre mondiale, il s’impose comme un lieu central des événements dijonnais, notamment les célèbres Fêtes de la vigne.

Chantier en cours

Une étude menée en 2024 a montré que le bâtiment vieillissant nécessitait des travaux de rénovation. La ville investit 1,5 million d’euros, dont 242 000 euros de subvention de l’État, pour un chantier lancé en décembre dernier et prévu jusqu’en septembre 2026. Les interventions comprennent, entre autres : la réfection à l’identique des toitures, la restauration des charpentes, l’amélioration de l’isolation thermique des combles et la sécurisation générale du bâtiment. Ces travaux ne perturbent pas les événements prévus puisque la salle basse reste accessible pour accueillir des événements, comme les rencontres Clameurs en juin prochain.

Sur les pas de Bernard de Clairvaux

Le cellier tire son nom d’un homme, d’abord appelé Bernard de Fontaine, né en 1090 au château de Fontaine-lès-Dijon. En 1112, il entre à l’abbaye de Cîteaux, où il s’impose rapidement comme l’un des principaux artisans du renouveau de l’ordre cistercien. En 1115, devenu abbé, il fonde l’abbaye de Clairvaux. Dès lors appelé Bernard de Clairvaux, il fait de cette abbaye l’une des plus influentes d’Europe, contribuant au rayonnement religieux, culturel et économique de la Bourgogne au Moyen Âge. À sa mort en 1153, son influence est telle qu’il est canonisé en 1174 et devient saint Bernard de Clairvaux. À Dijon, plusieurs lieux perpétuent encore aujourd’hui sa mémoire, notamment la place Saint-Bernard située au bout de la rue des Godrans, ainsi que le couvent des Bernardines, qui abrite désormais le musée de la Vie bourguignonne.

Revenir en haut de page