Au cœur du carillon de Saint-Bénigne

Riche d’une tradition campanaire ancienne, la Bourgogne compte parmi les régions françaises où les carillons sont les plus présents. À Dijon, le carillon de la cathédrale Saint-Bénigne illustre cette richesse patrimoniale et culturelle.

Et si bientôt il était possible d’apprendre à jouer du carillon au Conservatoire à rayonnement régional de Dijon ? C’est l’une des pistes sur lesquelles travaille actuellement la direction de l’établissement municipal. L’idée : rapprocher tradition et innovation en ouvrant le carillon, instrument fascinant et méconnu, à de nouveaux publics. Des élèves pourraient un jour suivre un cursus de formation, tandis que des concerts pourraient être organisés, comme un ensemble de cuivres accompagné du carillon sur le parvis de la cathédrale Saint-Bénigne.

Un rapprochement opéré depuis l’arrivée d’Adrien Parret, jeune conservateur du carillon de Saint-Bénigne, ouvrant la voie à de nouvelles collaborations artistiques et pédagogiques dans l’une des principales régions campanaires de France.

Une tradition régionale forte

Oui, la région est bel et bien une terre de carillons ! La Côte-d’Or compte cinq instruments : Beaune (23 cloches), Nuits-Saint-Georges (37 cloches), Selongey (48 cloches) et Seurre (47 cloches). Des instruments qui doivent beaucoup à Henri Garnier, carillonneur à Saint-Bénigne et membre fondateur de la Guilde des carillonneurs de France.

Fierté dijonnaise

Le carillon de la cathédrale Saint-Bénigne est un monument musical. Perché à 35 mètres de hauteur, il faut gravir 175 marches pour atteindre ses 63 cloches, pesant 22 tonnes : c’est l’un des plus grands et des plus lourds carillons de France. Chaque premier samedi du mois, Adrien Parret ou un carillonneur de la région fait résonner le carillon sur la ville et forme de nouveaux carillonneurs, perpétuant cette tradition.

L’art de faire chanter les cloches

Un carillon est composé d’au moins 23 cloches actionnées par un clavier. « Pour peu qu’il ait un clavier manuel, il offre des capacités expressives extraordinaires, comme le piano », souligne Adrien Parret. Le carillonneur peut nuancer chaque geste et apporter poésie et musicalité au cœur d’un environnement urbain.

Le saviez-vous ? Plus une cloche est large, plus la note est grave. Plus une cloche est épaisse, plus la note est aiguë.

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