Élu.e.s du groupe
Karine HUON-SAVINA, présidente, Patrice CHATEAU, Billy CHRÉTIEN, Clémentine HUGOL-GENTIAL,
Laurent MONNOT, Ludmila MONTEIRO.
khuon-savina@ville-dijon.fr
Expression des élu.e.s
2026
Alors que les événements climatiques se multiplient, les enfants seront les premiers touchés, ils sont la génération climat. L’éducation doit devenir un levier majeur de la transition écologique dès la petite enfance. Dijon a déjà engagé une politique volontariste : crèches et écoles sans perturbateurs endocriniens, audits des matériaux, menus bas carbone, lutte contre le gaspillage alimentaire, généralisation de l’inox pour supprimer les emballages jetables. Dans les écoles, l’adaptation s’accélère : dispositifs anti-chaleur, renforcement du rafraîchissement. Il faut désormais poursuivre : renforcer les filières alimentaires locales et celles issues de l’agriculture biologique, étendre les ateliers biodiversité, mobiliser les familles par des ateliers participatifs et faire de la Journée Petite enfance et nature un pilier renforçant la santé et le lien au vivant, en soutenant la protection de l’eau, la formation écologique des agents. Protéger les enfants reste une urgence politique.
Les canicules ne sont plus des épisodes exceptionnels : elles transforment durablement nos territoires et imposent une adaptation immédiate. À Dijon comme en Côte-d’Or, les collectivités doivent protéger les habitants, maintenir les services publics et préserver la qualité de vie. Si les dispositifs d’alerte et de prévention ont permis de limiter les risques sanitaires, ils restent fondés sur une logique de réaction alors que la chaleur exige désormais une stratégie d’anticipation. L’été 2026, marqué par une canicule historique, une sécheresse extrême et de nombreux incendies, a rappelé l’urgence d’agir. Réduction des îlots de chaleur, adaptation des bâtiments, protection de la ressource en eau, développement de la nature en ville, création d’espaces de fraîcheur et promotion des mobilités actives : les solutions existent. S’adapter au changement climatique n’est plus une option, mais une responsabilité collective.
Chaque enfant mérite sécurité et protection. La protection de l’enfance est un pilier fondamental de notre pacte républicain. Chaque drame qui survient rappelle avec force notre responsabilité collective : aucun enfant ne devrait grandir dans la peur, la violence ou l’abandon. Les situations de maltraitance ou de grande vulnérabilité interrogent l’ensemble de la chaîne de protection : prévention, repérage, accompagnement des familles et moyens donnés aux professionnels. Éducateurs, travailleurs sociaux, personnels de santé et enseignants jouent un rôle essentiel, souvent dans des conditions difficiles. À Dijon, ce sujet est pris à cœur. La protection de l’enfance constitue un engagement essentiel des politiques publiques locales, mobilisant les acteurs sociaux, éducatifs et institutionnels pour accompagner les enfants et soutenir les familles les plus fragiles. À l’échelle locale, les collectivités ont un rôle déterminant pour repérer les signaux faibles, accompagner les familles et coordonner les acteurs. Cela suppose des moyens humains suffisants et une coopération renforcée entre institutions. La protection de l’enfance ne peut être pensée uniquement dans l’urgence. Elle doit être une politique publique continue et prioritaire. Prévenir, c’est éviter l’irréparable. Accompagner, c’est permettre la reconstruction. Agir tôt, c’est protéger durablement. Face à ces enjeux, nous devons refuser l’indifférence et renforcer les moyens de la solidarité. Chaque enfant mérite un environnement sûr et stable pour grandir.
Et si la nature n’avait plus besoin de fête… mais de respect quotidien ? Chaque année, la Fête de la nature nous invite à ralentir, observer, nous émerveiller. À Dijon, beaucoup découvrent ou redécouvrent le vivant à travers l’exposition « Les Vivants » au Jardin de l’Arquebuse. Ces moments éveillent la curiosité et nourrissent une prise de conscience essentielle. Mais au-delà de ces rendez-vous, une autre dynamique est déjà à l’œuvre, plus discrète et profondément porteuse d’espoir. Partout, des enfants apprennent à regarder autrement. Dans les crèches, les écoles et les temps périscolaires, des projets de potagers voient le jour. Les mains dans la terre, ils découvrent le cycle du vivant, la patience, le respect. Dans les quartiers, les jardins partagés recréent du lien, entre habitants comme avec la nature. C’est là que réside le véritable changement : dans l’éducation et la transmission. Protéger la biodiversité ne repose pas uniquement sur des actions ponctuelles, mais sur une attention quotidienne, des gestes simples, répétés et partagés. La Fête de la nature ne devrait pas durer quelques jours, mais 365 jours par an. Et cette évolution est déjà en marche, portée par une jeunesse curieuse, sensible et engagée. Restons collectivement vigilants à ce que cet élan ne s’essouffle pas. Car la plus belle des fêtes est peut-être celle qui ne s’arrête jamais : celle d’un lien vivant, entretenu chaque jour. Prendre soin de la nature, c’est aussi transmettre une manière d’habiter le monde