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Tribune politique du groupe Dijon écologique et solidaire

Groupe Dijon écologique et solidaire
14, avenue Jean Jaurès 21000 Dijon
https://21.eelv.fr/ - facebook @elusecologistesdijon

Septembre 2021

En cette période de rentrée encore marquée par la pandémie due à la Covid19, les questions de santé-environnement n’ont jamais été aussi cruciales. Elles touchent de plus en plus les enfants dès leur plus jeune âge (obésité, surpoids, diabète) notamment ceux dont les familles ont des difficultés pour l’accès à une alimentation de qualité. L’impact du temps passé devant les écrans dès le plus jeune âge est un problème de santé publique quel que soit les catégories sociales, avec des effets très négatifs quant au développement cognitif et relationnel. Sur ce plan, selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la France est mauvaise élève. A l’échelle de la ville et de ses compétences, les actions de prévention sont multiples avec des priorités fortes à inscrire dans le projet éducatif de la ville. Ainsi, apprendre aux enfants à faire du vélo et à nager à l’école, pratiques inscrites dans les programmes nationaux de l’Éducation Nationale, celles-ci doivent être systématisées grâce aux infrastructures de la ville et de ses agents tout en impliquant les parents. Notre proposition d’établir autour des écoles la démarche « Rue des enfants », zone sans circulation motorisée, va également dans ce sens. Les écologistes défendent une approche plus ambitieuse que le marquage zone 30 aux abords des écoles. En effet, les enfants doivent pouvoir aller à l’école en toute sécurité, à pied, en vélo et à trottinette.

Cette proposition est d’ailleurs complémentaire et cohérente avec la création d’un véritable programme de revégétalisation pour l’ensemble des cours d’école afin de développer des d’activités nature pour les enfants. Améliorer l’environnement scolaire et d’accueil petite enfance, c’est agir pour la santé des enfants et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est par un travail programmé sur l’ensemble du mandat et en concertation avec les parents et les commissions de quartiers que nous offrirons à tous les élèves l’accès à leur nature en milieu scolaire.

Le niveau municipal favorise de fait les liens de proximité : ils sont d’autant plus importants à établir concernant le bien-être, la santé de nos enfants et de la lutte pour le climat. C’est l’écologie concrète que nous portons.

Juillet-août 2021

Le défi alimentaire se situe au coeur de nos vies. Il illustre les enjeux majeurs du climat et de la biodiversité perçus comme préoccupations essentielles de notre époque. A ce titre, les Dijonnaises et Dijonnais sont devenus acteurs de leur alimentation, souvent moins carnée qu’auparavant : ils sont nombreux en effet à rechercher des produits alimentaires sains, de bonne qualité gustative, d’origine locale autant que possible et à un prix juste car pour beaucoup les contraintes de budget ont été accentuées par la crise sanitaire.

À ce moment où l’espoir renaît d’une vie sociale retrouvée, l’alimentation touche aussi la notion du plaisir, du partage et de la gastronomie : une véritable culture collective riche de notre inventivité et de nos talents et où la convivialité est essentielle. En fréquentant un marché local dans leur ville et leur quartier, un magasin bio, ou en s’inscrivant à une AMAP, ils stimulent la production et confortent les revenus des agriculteurs grâce à des circuits de proximité. Pour les écologistes, soutenir l’agroécologie, notamment l’agriculture biologique, dans l’espace urbain et périurbain apparaît essentiel. S’affranchir des intrants et pesticides chimiques est possible et offre plusieurs garanties : la santé des agriculteurs et des consommateurs, la préservation de la qualité des sols pour les productions à venir, la préservation de la biodiversité. Notre groupe « écologistes et citoyens » est déterminé à promouvoir par ses choix et actions politiques une agriculture paysanne périurbaine, source de bien être pour les producteurs comme pour les consommateurs. Satisfaire l’attente sociétale d’auto production dans l’espace urbain grâce à des jardins familiaux, partagés ou collectifs constitue également un levier essentiel pour contribuer à une alimentation saisonnière de qualité. La progression importante de la part du bio dans les cantines scolaires de la ville, que nous avons impulsé, prouve s’il en était besoin que la volonté politique peut se traduire en actes, au bénéfice de tous.

Juin 2021

Les dijonnaises et les dijonnais veulent s’impliquer dans l’aménagement de la ville. L’écoute, le dialogue et la co-construction des politiques permettent de répondre aux besoins des habitants dans un monde où les multiples crises, dont la crise sanitaire, bouleversent notre quotidien. La ville intelligente et écologique passe donc par une démocratisation des décisions concernant son aménagement (espace public, urbanisme, voirie…). Alors que de nombreuses associations et des collectifs d’habitants souhaitent contribuer aux projets pour développer la nature, le vélo, les liens de proximité en ville, nous devons les écouter avec attention. C’est la seule issue raisonnable et responsable pour dépasser les tensions et satisfaire l’intérêt général. Nous écologistes avons su faire évoluer notre position sur l’urbanisme. En effet, nous avons écouté et entendu les habitants qui nous disent que l’urbanisation de la ville allait trop vite sans prise en compte du besoin d’espaces de respiration et de nature en ville. Nous déplorons l’absence de dialogue qui conduit malheureusement au durcissement et à la radicalisation des positions. Dans toutes situations, un consensus doit être trouvé avec l’impérieuse nécessité d’apporter de la transparence dans les échanges aboutis et ce à tous les niveaux. Soyons transparents et limpides ! Dijon a déjà des dispositifs de démocratie participative susceptibles d’évoluer vers de véritables instances de concertation : les commissions de quartiers.

Dans ces instances, les projets d’urbanisme pourraient être étudiés et travaillés en commun avec toutes et tous. Et l’urgence est bien réelle ! Dans une période où le sentiment d’insécurité est instrumentalisé, où il conduit à des peurs et à des replis sur soi, soyons celles et ceux qui apportent de l’espérance pour imaginer avec nos citoyen-nes une ville, une société où chacune et chacun y trouve sa place parce que nous offrons la possibilité de s’exprimer et de prendre part aux décisions.

Mai 2021

Depuis plus d’un an, nous subissons les conséquences de la pandémie. Coût tragique en matière de santé, où nous avons dépassé les 100 000 morts avec des hôpitaux et des soignants aux bords de la rupture. Coût également pour la santé mentale qui touche notamment les personnes les plus vulnérables. Impact économique avec des familles qui plongent dans la précarité et le chômage et une pauvreté intolérable qui s’accroît chez les jeunes. À Dijon comme partout en France, la pandémie exacerbe les inégalités sociales, démontre l’urgence de la lutte contre le décrochage scolaire et met en évidence la nécessité pour tous de disposer d’un logement digne et d’un revenu décent.

Enfin, le confinement a aussi bouleversé nos habitudes. Il a démontré la dimension essentielle de l’art, de la culture, du sport et de l’accès à la nature, des lieux de convivialité pour vivre mieux. Nous l’avons énoncé à plusieurs reprises : cette crise est l’expression d’un système à bout de souffle. Nous n’avons qu’une seule santé, la santé humaine qui est liée à l’état de la planète et des écosystèmes naturels. Nous avons une forte responsabilité : enrayer la crise climatique et sanitaire et ses conséquences économiques et sociales. La tâche est grande mais les écologistes œuvrent pour accompagner chacune et chacun vers une qualité de vie retrouvée.

Agir pour ne plus subir, c’est le sens de notre action ! La crise sanitaire a modifié nos modes de vie : déplacements, télétravail, développement des circuits-courts… Nous avons les moyens localement de renforcer les équipements, d’investir massivement dans les modes de déplacements doux, la relocalisation de l’alimentation... Osons revenir sur la politique d’urbanisme en sauvegardant les espaces de nature existants, en créant de nouveaux espaces. Pour lutter contre la précarité et le dérèglement climatique, nous avons les leviers pour créer des emplois verts non délocalisables tout en garantissant le maintien de services publics de qualité dans l’éducation, la santé, la culture au bénéfice de toutes les dijonnaises et des dijonnais.

Et pour échanger concrètement sur la relocalisation de l’alimentation, contactez-nous pour plus d’information.

Avril 2021

Depuis un an, une grande partie du monde de la culture est à l’arrêt. C’est un véritable naufrage qui crée de la précarité, parfois du désespoir, pour les artistes, les techniciens et techniciennes du spectacle. Mais la culture nous concerne toutes et tous : nous ne pouvons vivre sans interaction, sans beauté, sans rire, sans épanouissement. Nous ne pouvons pas vivre sans la culture sous toutes ses formes. La culture est un besoin essentiel, pilier de notre humanité. C’est également une économie de proximité qui crée du lien et fait vivre nos territoires. Alors, si le monde de la culture meurt à petit feu, c’est toute notre capacité à imaginer et à créer le monde de demain qui s’éteint. Si nous nous réjouissons que les librairies et les disquaires soient enfin considérés comme essentiels, il n’en est pas de même pour le cinéma, le spectacle vivant, les théâtres, les musées, l’enseignement et la pratique amateure artistique.

A ce jour, aucune perspective réaliste et programmée de reprise des activités n’est envisagée. Parce que cette privation d’expression culturelle ne peut plus durer, et pour le retour d’une culture vivante, un vaste mouvement d’occupation des lieux de culture se développe partout en France, notamment à Dijon avec l’occupation du Grand Théâtre. Face à cette précarité grandissante, le gouvernement doit réagir et prendre ses responsabilités. Au-delà de la mise en place immédiate d’un échéancier de la reprise d’activité, des mesures d’urgence telles que la création de dispositifs de soutien aux auteur·trices et aux travailleur.euses précaires de la culture et la prolongation de l’année blanche pour les intermittent·es doivent être adoptées. La crise sanitaire ne doit pas nous réduire à produire et à consommer. Au contraire, dans une période où nous n’arrivons pas à nous projeter dans l’avenir , l’accès à la culture sous toutes ses formes est un levier majeur pour équilibrer notre quotidien. La culture contribue à redonner de l’espoir, à donner du sens à nos vies et participe à la cohésion sociale.

Mars 2021

La crise sanitaire accentue la précarité des populations déjà fragiles et touche particulièrement les jeunes. La pandémie assombrit un horizon déjà fortement ébranlé par la crise climatique et notre modèle économique. Les signes de détresse au quotidien se multiplient : isolement social, manque d’argent pour vivre décemment, dépression et anxiété, décrochage scolaire, perte de jobs étudiants qui permettaient de payer les loyers et les frais de scolarité, problème d’accès à une alimentation saine et équilibrée… Nous refusons que cette génération soit sacrifiée sur l’autel d’un modèle économique qui a mis à mal entre autre le système de santé publique depuis des années et accentué les inégalités au profit de quelques uns. Garantissons à la jeunesse autonomie et dignité.

Les 150 € en décembre et les repas à 1 € sont des mesures nécessaires mais insuffisantes, de même le prêt à 10.000 € qui profite plus aux banques qu’à l’émancipation des jeunes. Il faut leur assurer des moyens de subsistance avec un revenu universel, à commencer par un RSA pour les moins de 25 ans. C’est un filet de sécurité qui permet d’envisager sereinement l’avenir sans avoir recours à des jobs qui rendent difficiles les conditions d’études. D’autres mesures peuvent rapidement être mises en place sur des questions majeures comme l’accès au logement avec la réquisition de bureaux vides pour en faire des logements étudiants et l’instauration d’un moratoire sur les loyers pour annuler leurs dettes. De même l’Université doit avoir les moyens humains et financiers nécessaires à la reprise en présentiel des cours. Ce n’est pas le cas pour le moment, entre les effets d’annonce du gouvernement et la réalité sur les campus universitaires, il y a un delta !

Pour Dijon métropole, nous réaffirmons notre proposition sur la gratuité des transports pour les étudiants, plus que jamais pertinente. Investir concrètement pour la jeunesse, c’est offrir l’espoir d’une vie meilleure à toute la société.

Février 2021

Après plusieurs années de mobilisation des associations de défense animale, l’interdiction des cirques avec animaux sauvages prises par 415 communes, dont Dijon à l’initiative des élu-es écologistes, la Ministre de la Transition Écologique a annoncé des mesures sur le bien-être animal, notamment en faveur des animaux sauvages en captivité.

Ces mesures vont dans le bon sens mais restent encore floues pour certaines. Si l’interdiction des fermes de vison dans les 5 ans à venir a le mérite d’être clair et ce malgré le retard de la France par rapport aux autres pays européens, l’absence de calendrier pour l’interdiction des animaux sauvages dans les cirques itinérants suscitent plus de doutes. Dans ces conditions et conformément à l’engagement de Dijon en faveur de la protection des animaux sauvages, nous serons particulièrement attentifs à ce que les mesures proposées par les élu-es écologistes et adoptées par le conseil municipal en juin 2019 soient appliquées : arrêt immédiat de l’accueil des cirques avec animaux sauvages, promotion des « ecocirques », accompagnement des acteurs du cirque vers d’autres pratiques que le recours des animaux à des fins de divertissement… Nous attendons évidemment des actes forts et cohérents avec l’affichage de Dijon en faveur de la condition animale.

Le chantier est vaste. Il dépasse bien largement l’enjeu des cirques à commencer par les animaux qui vivent avec nous dans la ville comme les chats, les chiens, les pigeons, les hérissons et les écureuils …

Janvier 2021

Le gouvernement a attribué des fréquences 5G sans attendre les résultats d’une étude d’impact environnementale et sanitaire.
Le déploiement précipité de cette technologie pose la question du coût écologique et énergétique, de l’égalité des territoires face à la fracture numérique, de la protection des données personnelles et donc des libertés fondamentales et du débat citoyen.

Contrairement aux affirmations du Maire qui caricature l’approche prudente des écologistes, la 5 G est un enjeu non pas technique mais politique et démocratique.
Alors que le gouvernement refuse la proposition de la Convention Citoyenne pour le Climat d’appliquer un moratoire sur la 5G et d’organiser un débat démocratique sur le sujet, notre groupe espérait plus d’ambition au niveau local. Nous avons donc proposé un voeu au Conseil Municipal du 16 novembre reprenant la proposition du moratoire.

Au vu de son contenu « collecte et captation des données personnelles, gaspillage énergétique, épuisement des ressources non renouvelables, production de déchets non recyclables et obsolescence programmée», notre démarche dans une ville où l’ ambition écologique s’affiche fortement , aurait dû être entendue.
Or, à défaut d’un débat de qualité, le Maire nous a opposé une fin de non-recevoir !

Ceci traduit deux visions de la société : celle reposant sur la quasi croyance «du tout technologique» comme vecteur de progrès et promesse d’avenir, à l’opposé de celle que nous proposons, qui s’appuie sur la prévention des risques, de la santé, de la protection des données et de l’environnement. Car l’impact environnemental du déploiement de la 5G est réel, et va augmenter significativement l’empreinte carbone du secteur du numérique.

Face à l’urgence climatique, il est temps de stopper la fuite en avant du « tout technologie » en questionnant ses usages et ses finalités en regard du projet de société écologique et démocratique que nous portons.

Décembre 2020

La gravité de la crise sanitaire qui bouleverse nos vies est l’expression d’une crise écologique globale qui nécessite une réponse tout aussi globale : solidaire, écologique et citoyenne. Solidaire tout d’abord.

La mise à l’arrêt de nombreuses activités entraîne une crise économique et sociale sans précédent touchant les plus fragiles et les plus jeunes, provoquant l’augmentation des personnes sans emploi et aggravant la pauvreté qui touche déjà 10 millions de personnes en France. Nous devons donc répondre à l’urgence pour protéger les personnes les plus fragiles, démunies et isolées.

Écologique bien évidemment.

L’épidémie de la Covid-19 est la conséquence de l’intervention humaine sur les milieux sauvages reconnue par le Giec de la biodiversité. Pour enrayer l’augmentation des pandémies, nous devons stopper le déclin du vivant et prévenir les risques en mettant la reconquête de la biodiversité au cœur des politiques publiques.

Citoyenne enfin.

Comme le préconise le Conseil Scientifique, et contrairement aux actes du gouvernement, la gestion de la crise doit être démocratique. Localement et dans l’immédiat, nous avons proposé que la gestion de cette crise passe :

  • par la lutte contre les inégalités sociales avec des chèques alimentaires permettant aux plus précaires de se nourrir sainement.
  • par la création d’un « plan local covid-19 », où les contacts avec les plus fragiles seront maintenus afin d’éviter l’isolement.
  • par la création d’une plate-forme de e-commerce locale soutenue par la ville pour sauver le commerce de proximité.
  • par une gestion concertée avec les enseignants et les personnels municipaux de l’accueil des élèves dans les écoles prenant en compte les règles sanitaires face aux injonctions contradictoires du Ministre de l’Éducation Nationale.
  • par une gestion démocratique de cette crise en créant un « conseil de résilience sanitaire dijonnais » impliquant les acteurs du territoire comme à Grenoble ou Bordeaux.

Enfin, nous appuyons l’aide réaffirmée de la ville aux associations.

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