Sarcophages mérovingiens et carolingiens

Sarcophage protégé pour être nettoyé

Situé dans le cadre prestigieux de l’abbaye Saint-Bénigne, au cœur du site patrimonial remarquable protégé du centre-ville, le Musée archéologique a longtemps conservé, alignés dans son grand parc arboré, plusieurs sarcophages mérovingiens et carolingiens. Ces trésors du patrimoine font aujourd’hui l’objet d’une restauration.

Après avoir été soigneusement brossés par sept restaurateurs, les sarcophages alto-médiévaux alignés dans le parc du Musée archéologique ont pris la route en direction des réserves du musée où ils font actuellement l’objet d’un traitement conservatoire.

Recouverts de mousses et de lichens, les cuves et couvercles ont souffert des aléas climatiques. Ils n’étaient également pas protégés de certains comportements de promeneurs, qui ont pu les utiliser comme sièges ou aires de jeux. Le fait que les sarcophages soient exposés à ciel ouvert, accessibles librement, est « une anomalie dont l’origine exacte n’est pas encore établie. Mais c’est problématique à bien des égards, et notamment pour la sécurité du public », explique Franck Abert, responsable des collections archéologiques et d’art antique.

Témoin de l’histoire locale

Un sarcophage d’enfant, bien conservé, reste visible à l’intérieur du Musée archéologique, labellisé Musée de France. L’établissement présente plus de 1 600 objets issus de ses nombreuses collections, dont des œuvres exceptionnelles. Destinataire privilégié des objets mis au jour lors de fouilles dans le département, le musée est dépositaire d’une histoire locale.

Un musée aux collections prestigieuses

Les collections du Musée archéologique trouvent leur origine à la fin du XVIIIe siècle grâce aux activités scientifiques de sociétés savantes, notamment l’Académie de Dijon et la Commission des antiquités de la Côte-d’Or (Caco). La Caco conduisait à cette époque des opérations archéologiques et veillait à préserver les monuments historiques comme le mobiliser découvert dans des sites de fouilles de grande renommée tel qu’Alésia. Installé initialement dans l’Hôtel Rolin, le musée de la Caco – ouvert en 1832 –, présente des sculptures et des vestiges issus de fouilles. En 1934, les collections sont déplacées à l’abbaye Saint-Bénigne, puis, en 1955, le Musée archéologique est municipalisé. Il est enrichi grâce à des découvertes récentes et des acquisitions. Aujourd’hui, le musée conserve les témoignages de la présence humaine en Bourgogne, de la Préhistoire au Moyen-Âge comme des pièces en bronze découvertes sur la commune de Blanot et datées d’un millénaire avant J.-C ; des sculptures en bois datant du début de notre ère provenant des zones marécageuses du sanctuaire des Sources de la Seine ; des monuments funéraires utlisés en réemplois dans la construction du castrum de l’antique Divio (ancienne enceinte de Dijon à l’époque gallo-romaine) ; des sculptures médiévales mais aussi 1 224 pièces de monnaies et jetons issus de la collection personnelle du Dijonnais Ernest Bertrand (1870-1937) dont la ville a fait l’acquisition.

Pendant la période hivernale, le Musée archéologique, situé au 5 rue Docteur Maret, est ouvert les mercredis, samedis et dimanches de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h.

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