Hommage à Missak et Mélinée Manouchian

La ville de Dijon s’associe à l’entrée au Panthéon de ce couple de résistants étrangers.

François Rebsamen, maire de Dijon, a invité les Dijonnais à la cérémonie organisée en hommage à Missak et Mélinée Manouchian, le 21 février, salle des États, à l’Hôtel de ville.

Il y avait beaucoup d’émotion à l’hôtel de ville de Dijon ce mercredi 21 février 2024 pour l’hommage à Missak et Mélinée Manouchian. « Il existe des jours comme celui-ci qui s’inscrivent à jamais dans notre mémoire collective. L’entrée de Missak Manouchian, le premier résistant étranger et communiste, et de Mélinée Manouchian, résistante, dans le temple républicain est un moment historique. » c’est ainsi que François Rebsamen a ouvert la cérémonie en hommage aux deux personnalités qui entrent aujourd’hui au Panthéon.
Parmi les 300 personnes présentes ce matin, les élèves Collège Jean-Philippe Rameau dont le travail sur le film documentaire « Manouchian, une vie de combats » leur vaut de participer à la célébration au Panthéon. Un projet accompagné par la ville de Dijon à travers le dispositif national Cité éducative.

Voir le documentaire

En prolongement de cet hommage, le 8 mai prochain, un passage dans le quartier Chevreul-Parc sera dorénavant nommé en l’honneur de Missak et Mélinée Manouchian.

La panthéonisation de Missak et Mélinée Manouchian reconnait la place et l’apport des étrangers dans la résistance.

En cette année mémorielle où nous célébrons les 80 ans de la Libération de Dijon un autre hommage sera rendu aux victimes de la rafle du 26 février au 4 mars 1944 à l’école Paulette Levy. Durant une semaine, l’école avait servi de centre de rétention avant que les détenus ne soient transférés à Drancy, antichambre d’Auschwitz-Birkenau où la plupart ont été tragiquement assassinés. Seule Paulette Levy a survécu à cette rafle. Une plaque commémorative en hommage aux victimes avait été inaugurée en avril 2014, et c’est à cet endroit que leur mémoire sera honorée lundi 26 février 2024.

Nés en Arménie au début du XXe siècle, Missak et Mélinée Manouchian, survivants du génocide arménien, se sont réfugiés en France. Ouvrier et poète, Missak s’est engagé dès le milieu des années 1930 dans le mouvement antifasciste du parti communiste puis dès le début de la Seconde guerre mondiale dans la Résistance. Au sein des Francs-tireurs et partisans-Main d’œuvre immigrée (FTP-MOI) de la région parisienne, il dirige un groupe responsable d’une trentaine d’actions dont l’exécution du colonel Julius Ritter. Arrêté le 16 novembre 1943, il est fusillé le 21 février 1944 avec ses camarades. Cachée par la famille du chanteur Charles Aznavour, sa femme échappe à la police.


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