Tribune politique du groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés

Groupe socialiste, radical, citoyen et apparentés
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Avril 2021

La ville de Dijon a mis en place dès 2002, avant même qu’elles ne soient rendues obligatoires, des commissions de quartier. Véritables outils démocratiques, ces neuf commissions dans chacun des quartiers de la ville donnent la parole aux habitants et leur permettent de participer activement à la vie de la cité. Elles sont un lieu d’échanges directs, de propositions, mais aussi d’écoute entre les habitants et les élus qui y siègent.

Au fil des années, grâce aux budgets participatifs de 360 000 €/an, différentes initiatives ont vu le jour à Dijon : installation de boîtes à livres, développement des jardins partagés, projets d’alimentation solidaire, végétalisation urbaine, sites de compostage collectif, fresques murales, installation d’agrès sportifs…

Depuis 18 ans, plus de 6 000 Dijonnais se sont investis au sein de ces instances et ont permis d’améliorer la qualité de vie des habitants dans les différents quartiers.

Malgré le contexte sanitaire actuel qui perdure et empêche la tenue de réunions fréquentes en présentielle ces commissions continuent d’être source de proposition.

Attentif à la représentation de l’ensemble des Dijonnaises et des Dijonnais, depuis 2002, ces commissions ne cessent d’évoluer pour être les plus représentatives possible et s’inscrivent dans un projet global de la démocratie participative locale.

Ces dernières années, de nouvelles formes d’engagements ont vu le jour. L’exemple le plus marquant reste celui de la jeunesse qui s’est fortement mobilisée dans le monde entier pour une seule et unique cause : celle de la lutte contre le réchauffement climatique.
Cet engagement de cause s’est fortement développé durant la crise sanitaire où de nombreuses personnes se sont engagées dans la lutte contre l’isolement, contre la précarité étudiante, contre la précarité menstruelle…

Pour donner la parole à tous les Dijonnais, quels que soient leurs centres d’intérêt, leur âge, nous travaillons à de nouvelles formes de démocratie participative comme notre projet de Convention citoyenne locale pour le climat.

Face à ces évolutions, la municipalité est attachée à proposer de nouvelles formes de démocratie participative afin de faciliter et d’encourager les Dijonnais à s’impliquer dans la vie démocratique de leur ville tout en agissant pour l’intérêt général.

Mars 2021

Dans un contexte de crise sanitaire, la fondation l’Abbé Pierre a récemment publié son 26ème rapport sur le mal-logement en France. Alors que le droit au logement est un droit fondamental de notre Constitution, il est indéniable que ce rapport avance des chiffres très inquiétants : en France, 2 millions de ménages sont en attente d’un logement social ; 300.000 personnes sont aujourd’hui sans abri ; la construction de logements à l’échelle nationale a dangereusement chuté alors que les besoins ne cessent d’augmenter !

À Dijon, depuis 2001, la majorité municipale est mobilisée pour proposer à celles et ceux qui en ont besoin un habitat de qualité, accessible et peu énergivore. Les bailleurs sociaux recensent à ce jour près de 9.500 demandes de logements à loyer modéré en attente de réponse sur la métropole. En moyenne, le délai d’obtention est de 10 mois.

Pour répondre à cette demande, à Dijon, nous menons une politique volontariste en la matière : aussi bien sur le plan quantitatif que qualitatif avec des bâtiments basse consommation, des éco-quartiers, le raccordement au réseau de chaleur urbain, la construction le long des lignes de tramways. Ces dix dernières années, nous avons autorisé la construction de près de 1.000 logements par an dans notre ville.

Aujourd’hui, les efforts de construction impulsés depuis 2001, permettent à la ville d’atteindre les 20% de logements à loyer modéré fixés par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (SRU). Il est important pour la collectivité de respecter la loi tout en limitant l’étalement urbain et en préservant les terres agricoles.
Parallèlement à la construction, notre majorité accorde une grande importance à la rénovation du bâti existant afin que les logements soient moins énergivores et par conséquent moins coûteux. Une écologie au service des citoyens permettant aux dijonnais d’accroître leur pouvoir d’achat.

En ce sens, à Dijon, nous ne cessons d’innover. Après avoir candidaté à l’appel à projet de la Commission européenne « Villes et communautés intelligentes », notre ville, sur douze candidatures en Europe, a remporté cet appel. Notre projet consiste à développer dans le quartier de la Fontaine d’Ouche un véritable projet écologique ambitieux et innovant (production d’énergie locale et renouvelable, stockage de l’énergie, réduction des consommations) au service de l’ensemble des citoyens. Ce projet s’accompagne, entre-autres, de 1.200 éco-réhabilitations de logements à loyer modéré.

À l’heure où certains ignorent les changements que peuvent connaître les familles, s’opposent à la construction de logement à loyer modéré, vous pouvez compter sur notre détermination à poursuivre notre travail en ce sens et à rappeler que le droit au logement digne est un droit fondamental.

Février 2021

Depuis près d’un an, nous traversons une crise sanitaire à laquelle s’ajoute désormais une crise économique et sociale. Cette crise, sans précédant, met en lumière la richesse et l’importance de nos services publics et celles de ses agents, qui s’engagent au quotidien pour l’assurer.

Bien sûr, nous pensons d’abord à l’ensemble des personnels soignants, du corps médical, les infirmières, les aides-soignants, le personnels des EHPAD, etc. Ils sont en première ligne face à la pandémie, après des mois de dépassement, d’efforts immenses,ils méritent notre gratitude la plus totale.

Dans ce contexte inédit, l’engagement des agents de la ville a également été remarquable. Les services publics municipaux ont su s’adapter pour répondre aux nouveaux besoins liés à la crise. Leur engagement illustre les valeurs du service public, sa continuité et sa grande capacité d’adaptation.

Agents du secteur social, de l’état-civil, des cimetières, de la voirie, de la propreté, des espaces verts, de l’éducation, de la cuisine centrale, de la petite enfance, des établissements culturels et sportifs, de la police municipale… Tous ont répondu présent et ont assurer la qualité de vie dans notre ville, ont accompagner les personnes les plus en difficultés, les plus isolées et ont entretenu ce lien social si précieux pour faire vivre la solidarité sur notre territoire.
Cette solidarité de proximité est nécessaire. Dans les périodes d’incertitudes, c’est naturellement vers leur mairie, vers leurs élus locaux, que se tournent les citoyens. Depuis mars 2020, la ville de Dijon et Dijon Métropole, comme l’ensemble des collectivités locales, sont à pied d’œuvre pour atténuer les effets de la crise sanitaire, économique et sociale.

La crise sociale d’abord. Pour y faire face la ville de Dijon a très tôt mis en place en plan de mesures sociales de 1,3M€ : le budget des aides financières du CCAS a été augmenté, la tarification des prestations municipales pour les familles les plus modestes a été revu à la baisse, les aides pour le paiement des licences sportives ont été augmentées également, le dispositif de bourses municipales étudiante a été élargi, etc.

La crise économique ensuite. Nous avons mis en place dès l’été 2020, à la métropole, un fonds métropolitain de soutien aux entreprises et aux commerces en difficulté. Il vient en complément des aides de l’État et de la Région : par l’intermédiaire de la métropole, les entreprises et commerces peuvent percevoir jusqu’à 15 000 € d’aide financière directe.

La crise sanitaire enfin. Comme beaucoup de villes, Dijon s’est largement engagée pour déployer tous les moyens nécessaires pour limiter la propagation du virus. D’abord avec l’achat et la distribution gratuite de masques à la population ; et ensuite en mettant des dispositifs d’ampleurs pour permettre la campagne de vaccination.

La capacité d’action et de réaction de la ville de Dijon, et plus largement des collectivités territoriales, tranche avec les trop nombreuses carences constatées de l’État central depuis le début de la crise. Celui-ci devra à l’avenir davantage consulter et faire confiance à l’échelon local.

Janvier 2021

Grâce à une gestion saine et remarquable, la ville de Dijon fait face à la crise sanitaire. Nos dépenses de fonctionnement sont maîtrisées et permettent de maintenir un haut niveau de service public. Notre capacité d’investissement est en hausse et nous permet de soutenir l’activité économique et donc l’emploi. Le niveau de la dette de la ville est historiquement bas et, pour la 5ème année consécutive, nous n’augmenterons pas les taux d’imposition, afin de garantir le pouvoir d’achat des dijonnais.

Le budget 2021, premier de cette nouvelle mandature qui a été voté par le Conseil Municipal le 14 décembre dernier, est le reflet du projet que nous avons porté lors des élections municipales et pour lequel vous nous avez renouvelé votre confiance.

Plusieurs défis se dressent devant nous. Le défi climatique d’abord. En 2021, face à l’urgence, nous poursuivrons notre politique volontariste en matière d’écologie. 5 ans après les accords de Paris (COP21) la trajectoire définie par la communauté internationale n’est pas respectée. A leur échelle, les villes, elles, agissent et sont vectrices de transition écologique et énergétique : transports doux, rénovation des logements, alimentation durable… Dans ces domaines Dijon fait aujourd’hui figure de référence en France et en Europe. Notre engagement est d’ailleurs récompensé puisque la Métropole de Dijon a récemment reçu le Grand Prix de l’initiative de l’année pour son projet hydrogène lors du « Forum Zéro Carbone ».

Le défi climatique ne doit pas nous faire oublier la lutte contre la pauvreté. Pauvreté qui s’est accentue durement en ce moment du fait de la crise sanitaire que nous traversons. Dans ce contexte, l’engagement de la ville en matière de solidarité et d’action sociale a évidemment été renforcé avec la mise en place d’un plan de mesures sociales de 1,3 millions d’euros qui se poursuivra cette année, à destination des dijonnais les plus modestes.

Comme nous nous y étions engagé, le prix minimum de la restauration scolaire pour les familles les plus modestes sera désormais de 0,50€ par repas contre 1,18€ précédemment. Ayant à coeur l’accès à la culture, à la pratique sportive pour tous, les bibliothèques municipales, le Musée des Beaux-Arts resteront gratuits et la ville continuera d’accompagner les familles les plus modestes au financement des licences sportives de leurs enfants. Nous accompagnons les étudiants dijonnais les plus précaires à travers la hausse du nombre de bourses municipales attribuées (354 contre 250 l’année dernière). Nous continuerons aussi à soutenir les associations, coeur battant de cette solidarité sur notre territoire.

2021 sera l’année d’ouverture de la Cité Internationale de la gastronomie et du Vin. Elle sera aussi l’année, comme nous nous y étions engagés, où seront engagés les travaux de rénovation du grand Théâtre, où l’on modernisera la base nautique et de loisirs du Lac Kir ou encore celle qui verra l’équipe féminine du DFCO se doter d’un stade à la hauteur de sa qualité.

En continuité de l’action menée ces dernières années, le budget 2021 est ambitieux et permettra de faire de Dijon une ville plus écologique, solidaire et attractive. Après une année 2020 particulièrement difficile, nous souhaitons que 2021 nous permettent collectivement

Décembre 2020

Depuis le 30 octobre, notre pays est de nouveau confiné. Bien que ce nouvel épisode présente des modalités d’application différentes, il révèle de fortes disparités de traitement, notamment entre les géants de la vente en ligne, les grandes surfaces et les petits commerces. Plus que jamais, la pérennité de ces derniers est menacée.

Tout comme lors du premier confinement, la culture n’a pas échappée à ce deuxième tour de vis et poursuit sa longue traversée du désert, sans considération, de son impact sur la vie de nos concitoyens. La littérature, l’écrit sous toutes leurs formes ne sont pas considérés comme essentiels ou de première nécessité.

Comment accepter la vente de livre à travers les grandes plateformes de commerce en ligne au même moment où il est ordonné la fermeture de nos librairies ? En solidarité, pour répondre à cette injustice, nous avons pris un arrêté municipal permettant l’ouverture des librairies.
Aux côtés de nombreuses villes, nous demandions que ces lieux de savoirs puissent exercer avec un protocole sanitaire adapté. Une demande rejetée par le gouvernement qui a décidé de fermer le rayon livres des supermarchés. La lecture comme moteur de notre société est désormais confiée aux géants du e-commerce.

Cette décision vient largement questionner la conception du monde à l’oeuvre ici. Elle nous inquiète en cela qu’elle pourrait venir durablement modifier certaines de nos pratiques. Elle établit des priorités qui voient les nourritures de l’esprit reléguées dans un espace non-essentiel. Elle signe des choix de société et vient indiquer, particulièrement aux jeunes générations, que l’art et dans ce cas particulier la littérature, seraient accessoires et inutiles. Elle nie ce besoin de cultiver nos mondes intérieurs et pourrait mener notre existence sur des chemins principalement utilitaristes et de matérialistes.

Dans ce moment où nous avons plus que jamais besoin de comprendre, de nous évader, de nourrir nos imaginaires et d’envisager des perspectives, nous sommes convaincus que la culture dans toutes ses dimensions est essentielle à notre vie. Il est donc primordial de rappeler, qu’au pays des Lumières, la lecture et le livre sont les ferments de la construction d’esprits libres et critiques, facteurs d’émancipation, sources de plaisir et de détente.

Pour répondre à une partie de ces enjeux, nous avons mis en place un service « Réservez-Emportez » dans les bibliothèques municipales de la ville. Il vous permet de choisir un ouvrage et de le récupérer à la bibliothèque. Profitez-en, c’est gratuit parce que ce désir de partage est au cœur des valeurs que nous portons.

Nous terminerons 2020 dans un contexte totalement inédit. Cette année aura été durement marquée par une crise sanitaire sans précédent entrainant dans son sillage une crise sociale et économique. Cependant, elle ne doit pas nous faire oublier les défis écologiques auxquels nous sommes confrontés et pour lesquels nous construisons, ensemble à Dijon, les réponses de demain.

Nous vous souhaitons à toutes et à tous de très belles fêtes de fin d’année. Prenez soin de vous et de vos proches.

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