jardin_bourroches_LCH_6338
En compagnie des jardiniers des bourroches

Depuis le 1er jardin né en 2010 à la Fontaine d’Ouche, onze, issus des commissions de quartier ont vu le jour. Grâce aux budgets participatifs, les commissions de quartier financent leur installation. Puis, les habitants et les associations prennent le relais. En bac, à même le sol ou en hauteur, ils sont imaginés pour que ceux qui n’ont pas accès à un jardin profitent des fruits de leur travail. Qui l’ignore encore : le jardinage c’est bon pour la santé et pour le moral. Au-delà du travail de la terre et des aspects éducatifs, les jardins, accessibles via une adhésion à faible coût, cultivent le lien social.

Tour d'horizons des jardins

JARDIN DU MONT DES MUSES • 33 rue de Montmuzard (dans le quartier Montmuzard)
Créé en mai 2016, le jardin du Mont des Muses est une initiative de la commission de quartier Université. Désormais géré par l’association Latitude 21, il réunit 119 habitants autour des joies du jardinage. ↓

jardin_mont_des_muses

JARDIN DES LOCOS • allée des Savonniers (dans le quartier Varennes-Toison d'Or-Joffre)
Géré par l’association « Jardin des Locos », il a été inauguré le 12 juillet 2018 et vit sa première année de culture.

JARDIN DE MONS CHAPÉ • square Darius Milhaud (dans le quartier Montchapet)
Cultivé depuis le 15 avril 2017, il abrite 50 familles. L’été prochain, les utilisateurs planteront et se serviront en fruits et légumes dans un bac commun. ↓

jardin_mons_chape_PHB_2755

MONTJARDIN • allée Guillaume Apollinaire (dans le quartier Montchapet)
Depuis octobre 2017, le Montjardin rassemble les acteurs sociaux importants du quartier comme l’accueil collectif de mineurs, l’école maternelle et élémentaire, la halte-garderie, la crèche et le centre de loisirs.

JARDIN DES APOTHICAIRES • rue Sainte-Anne (au centre-ville)
Initialement destiné à accueillir des plantes médicinales ou aromatiques, il a finalement pris de l’ampleur. Inauguré en avril 2018, il vit grâce à une quarantaine d’habitants et à l’association Engrainage.

JARDIN D’EUGÈNE • 31 boulevard Eugène Fyot (dans le quartier des Bourroches)
Niché contre la MJC des Bourroches qui en assure la gestion, les jardins d’Eugène ont vu le jour en septembre 2013. Des constructions inédites se multiplient comme une cabane en palettes, des nichoirs ou un hôtel à insectes. ↓

jardin_des_bourroches_LCH_6483

JARDIN DU TEMPO • rue Maurice Ravel (dans le quartier Chevreul-Parc)
En cours de réalisation, ce jardin installé dans le parc du centre social et culturel Le Tempo débutera son activité avec six bacs.

JARDIN BOUTARIC • rue Boutaric (dans le quartier des Grésillles)
L’association Zutique en assure le pilotage depuis 2012 avec des bacs et de la culture en pleine terre. Au pied de l’immeuble Boutaric, il est le seul jardin partagé de Dijon à avoir trouvé sa place aux portes des habitations. ↓

jardin_boutaric_LCH_7323

JARDIN CASTELNAU • 7 rue Castelnau (dans le quartier des Grésillles)
En 2016, il a accueilli la première des douze jardinières qu’il compte. Le voisinage s’approprie peu à peu cet espace entre deux barres d’immeuble désormais reliées par un chemin. L’association Zutique travaille en lien avec le Centre de Loisirs Champollion et la MJC Dijon Grésilles.

JARDIN DU CÈDRE BLEU • allée de Grenoble (dans le quartier Fontaine d'Ouche)
Ce premier jardin partagé de la ville aujourd’hui géré par la Maison Phare a été créé en 2010. Plusieurs jardinières sont particulièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite.

JARDIN DE LA CRAS • chemin de la Cras (dans le quartier Fontaine d'Ouche)
Régi par la Maison Phare, il a vu le jour en 2013. À côté des 75 parcelles qui le composent, les jardiniers s’aguerrissent dans une quarantaine de bacs.

À terme, chaque jardin partagé bénéficiera d’un site de compostage et d’un récupérateur d’eau, financés par les budgets des commissions de quartier.

Le Jardin des sciences et biodiversité, expert et référent

Lors du démarrage d’un jardin partagé, la ville, via les services techniques, apporte son soutien. Puis les équipements de quartier ou les associations prennent le relais, pour en assurer l’animation et la pérennité autour de quelques règles qui garantissent la vie commune.

Mais dans tous les cas, le Jardin des sciences et biodiversité est toujours prêt à donner un coup de main. Régulièrement, un médiateur vient à la rencontre des dijonnais-jardiniers pour les aider, si besoin, à développer des pratiques respectueuses de l’environnement. Prochainement, le Jardin des sciences lancera un réseau des jardins partagés à l’échelle de la ville : de belles occasions à venir d’échanger encore plus de conseils et de plants.

Quelques conseils pour jardiner durablement

Maîtriser la consommation d’eau est l’un des enjeux du jardinage. Les spécialistes le confirment, rien de tel pour économiser la précieuse ressource, qu’un paillage adapté autour des végétaux, en récupérant l’herbe de la tonte ou les feuilles mortes. Cette technique, adaptée à la culture en bac comme en pleine terre, protège la plante contre le froid de l’hiver, ralentit l’évaporation de l’eau en été et encourage un arrosage ciblé, tout en limitant la pousse des mauvaises herbes.

Vous souhaitez lutter contre les insectes nuisibles ? Les orties ou la consoude plantées à proximité de vos légumes viendront à votre rescousse. Vous pouvez même encourager la biodiversité en créant des zones dédiées aux plantes mellifères (propices aux abeilles pour la fabrication du miel).

Enfin, il est conseillé d’attendre le réchauffement du sol avant de planter. Dès que le printemps revient, on est pressé. Mais en patientant jusqu’aux Saints de glace, la culture souffrira moins et se développera plus facilement.

Dans le sillage des projets issus des commissions de quartier, d’autres jardins partagés émergent : celui du foyer Adoma à Fontaine d’Ouche, le jardin pour tous de la MJC des Grésilles, celui des dames d’Auxonne porté par la maison d’arrêt, le Campus comestible lancé par les étudiants et le CROUS et enfin, celui du foyer Urbanalis au Port du canal.

Dijon sur le web, c'est aussi...