Pourquoi développer l'agriculture sur le territoire?

L'agriculture périurbaine vise à préserver ces espaces hybrides, ni ville, ni campagne, qui, partout en France, se construisent fortement – en dix ans, la consommation de surface agricole pour l'urbanisation équivaut à la superficie d'un département. Cet étalement urbain menace les parcelles agricoles de morcellement, d'enclavement, voire de disparition, alors qu'elles participent pourtant fortement à la qualité du cadre de vie.

Dans l'aire urbaine dijonnaise, vergers, maraîchages et jardins familiaux en proche couronne, grandes cultures céréalières au Nord et à l'Est, et vignoble au Sud (sur la célèbre route des grands crus) forment une palette d'activités agricoles très diversifiées, qui créent des respirations dans le tissu urbain et périurbain.

La préservation de ces grands espaces agricoles et naturels dans l'aire urbaine du Dijonnais est notamment pensée et planifiée à travers des outils concrets : le Schéma de cohérence territoriale du Dijonnais (le ScoT), le Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI), l'Établissement public foncier local (EPFL).

Dijon métropole préserve et valorise sa ceinture verte

À son échelle, Dijon métropole s'est engagée dans une politique d'urbanisation raisonnée, qui vise à préserver l'environnement périurbain et la qualité de vie qui s'y rattache. Cette politique passe en grande partie par la préservation d'une "ceinture verte", un vaste espace conservé pour l'agriculture et la nature, en périphérie de l'agglomération.

Cet engagement s'est concrétisé, à partir de février 2011, alors que la collectivité a donné mission à la SAFER  (Société d'Aménagement Foncier et d'Établissement Rural) de dégager des terres pour l'agriculture locale. Elle est chargée de cartographier les terres agricoles du territoire afin de dégager des disponibilités foncières pour l'avenir.

En effet, la meilleure protection des terres agricoles passe par le renforcement et la valorisation de leur potentiel. C'est le rôle de la SAFER Côte d'Or qui aide Dijon métropole à identifier des terres, dans certains cas, à les acquérir et à mener une politique volontariste en faveur de l'agriculture.

Plus largement, pour développer sa stratégie d'agriculture de proximité, Dijon métropole s'appuie sur l'expertise du Jardin des sciences et sur un réseau de partenaires très impliqués, issus des secteurs agriculture-agronomie-agroécologie.

Deux priorités : les vignes...

Les terrains acquis sont, pour une large partie, orientés vers la culture de la vigne. En effet, le retour du vignoble constitue un enjeu majeur pour l'attractivité de la métropole dijonnaise. La côte dijonnaise a entamé sa renaissance grâce aux vins produits par le domaine de La Cras, aux Marcs-d'Or, au domaine de la Motte Giron et dans plusieurs communes de l'agglomération (Chenôve, Daix, Marsannay-la-Côte, Plombières-lès-Dijon, Talant).

Cette présence renforcée de la vigne est le point de départ d'une ambition forte : l'obtention d'une appellation Côte de Dijon, aux côtés des prestigieuses Côtes de Nuits et de Beaune.

... et l'autonomie alimentaire

Au-delà de cette ambition viticole, Dijon métropole vise la quasi autonomie alimentaire pour les prochaines décennies : en encourageant les circuits courts (sans intermédiaire entre le producteur et le consommateur, ou au maximum un intermédiaire) ; en implantant sur le territoire une légumerie, structure capable de transformer et de conditionner les produits frais locaux destinés à la restauration collective; en poursuivant sa stratégie d'acquisition et de mise en culture de terres agricoles.

Après l'acquisition en 2013 par Dijon métropole, de 160 hectares de terres sur le plateau de La Cras, à cheval entre Plombières-lès-Dijon, Corcelles-les-Monts et Dijon, la collectivité a confirmé en mars 2017 une nouvelle acquisition de 59 hectares de terrain (ferme de la Motte Giron). La métropole développe ainsi la ceinture verte aux abords de la ville et favorise les circuits courts. À plus long terme et si ces terres sont assez productives, les Dijonnais pourront bénéficier d'une quasi autosuffisance alimentaire.

Un système alimentaire durable pour 2030

Manger mieux, sainement, en développant les filières locales : Dijon porte un projet original qui la place parmi les références françaises en matière d’agroécologie.

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