Secteur sauvegardé

Forte d'un passé très riche, la ville de Dijon comporte l'un des plus vastes secteurs sauvegardés de France. Ce centre historique est désormais reconnu par l'Unesco comme « bien à valeur universelle ». Fière de son patrimoine, la ville entreprend des travaux réguliers pour soigner et redonner tout son lustre aux bâtiments historiques.

L'un des plus vastes de France

Le centre historique de la ville de Dijon a été défini comme « secteur sauvegardé » en 1966, par le ministère en charge de la Culture. Couvrant 97 hectares, c'est l'un des plus vastes de France. Quelque 3000 édifices de toutes les époques s'y juxtaposent. Des églises gothiques et romanes, des maisons médiévales à colombages, des ruelles étroites et sinueuses, à l'image de la rue de la Chouette, l'imposant palais des ducs de Bourgogne ou encore de somptueux hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles composent ce musée à ciel ouvert. Au cœur de ce secteur sauvegardé, une cinquantaine d'édifices et plus de 120 hôtels parlementaires sont classés ou inscrits à l'inventaire des Monuments historiques.

Un secteur sauvegardé à valeur universelle

Cet exceptionnel centre historique fait, depuis juillet 2015, partie du périmètre inscrit sur la prestigieuse liste de l'Unesco, au titre des « paysages culturels », dans le cadre de l'inscription au patrimoine de l'humanité des « Climats du vignoble de Bourgogne ». Ce label fait écho à la reconnaissance Unesco du Repas gastronomique des Français, qui sera valorisé par la Cité internationale de la gastronomie et du vin, en plein cœur de Dijon, au premier kilomètre de la route des grands crus. En labellisant l'ensemble du secteur sauvegardé, l'Unesco reconnaît la valeur universelle exceptionnelle de ces lieux chargés d'histoire.

Qu'est-ce qu'un « secteur sauvegardé » ?

Les secteurs sauvegardés ont été créés par la loi, dite « Malraux », du 4 août 1962, pour la sauvegarde des centres urbains historiques et plus largement d'ensembles urbains d'intérêt patrimonial. Ces secteurs sont réglementés par un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV). Un secteur sauvegardé recouvre une partie d’une ville historique, au tissu urbain riche et cohérent, composé de maisons anciennes qui méritent d’être préservées.

Qu'implique le secteur sauvegardé pour Dijon ?

La mise en place d'un secteur sauvegardé permet de conserver, de restaurer et de mettre en valeur l'ensemble du patrimoine urbain contenu dans son périmètre. L'existence du secteur sauvegardé de Dijon permet aussi de sensibiliser les Dijonnais à la préservation de leur patrimoine architectural.

Et pour les Dijonnais ?

Tous les projets de travaux susceptibles de modifier l’état des constructions et des espaces situés à l’intérieur du secteur sauvegardé doivent être soumis à autorisation spéciale de l’Architecte des Bâtiments de France.

Dijon soigne son patrimoine

En complément des grands projets, comme la rénovation du musée des Beaux-Arts, les services de la ville de Dijon soignent le patrimoine historique tout au long de l'année. Ces opérations de rénovation vont du simple nettoyage à des restaurations de plus longue haleine. Découvrons deux exemples emblématiques...

Des balustres nettoyées, place de la Libération

Aménagée au XVIIe siècle, la place de la Libération est signée de l'architecte Martin de Noinville. Le mur d'enceinte, constitué d'une succession d'arcades et couronné de balustres a été conçu pour servir d'écrin à la statue équestre de Louis XIV érigée sur cette place entre 1741 et 1792.

La balustrade de couronnement s'étant encrassée, les services de la ville ont procédé en février 2016 à son nettoyage, avec l'aide d'une équipe de restaurateurs. Coût des travaux : 22 500 € (hors taxes).

Les portes du secteur sauvegardé restaurées

Courant 2015, un recensement de l'état des portes du secteur sauvegardé a été réalisé. Il a permis de planifier la rénovation et parfois la restauration d'une cinquantaine de portes anciennes. Les travaux s'étendent sur plusieurs années. Certaines portes sont inscrites ou classées au titre des Monuments historiques, impliquant un travail particulièrement minutieux. Accompagnée par les services de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), la ville consacrera en moyenne 50 000 € par an à ces rénovations. Des restaurateurs et artisans locaux (menuisiers, ferronniers d'art) sont engagés pour réaliser ces rénovations. Parmi les rénovations emblématiques déjà réalisées, on trouve la porte du cellier de Clairvaux, la porte de la façade des Carmélites ou encore la porte de la Chapelle des Godrans.