Modes doux

À Dijon, ville référence écologique, toutes les mobilités, à commencer par les plus douces, ont leur place au sein de la cité. Privilégier les déplacements les plus doux, c'est d'abord donner la part belle aux piétons et aux vélos, c'est aussi développer un réseau performant de transports en commun, à haut niveau de service, c'est enfin favoriser les modes alternatifs ou complémentaires à la voiture individuelle, comme l'autopartage ou les parkings relais.

Plus d'espace pour les piétons et les vélos

La ville de Dijon et Dijon Métropole affichent une volonté forte : celle de porter les mobilités actives, notamment la marche à pied et le vélo, à 40% des déplacements d'ici 2020, contre 31% en 2012. Pour inciter les Dijonnais à adopter ces modes doux, au quotidien, la ville se redessine...

Piétonisation : un centre-ville métamorphosé

La rue Charrue en 2016
La rue Charrue, devenue piétonne, propice à la flânerie et aux modes doux.

En quelques années, les Dijonnais ont vu les rues et les places du cœur de ville se métamorphoser ! L'arrivée du tramway, en 2012, a permis de redessiner deux places majeures, Darcy et République. Elle a entraîné la piétonisation de la rue des Godrans, voie d'accès aux marché des halles de Dijon. Les travaux ont permis de dévoiler le jardin de la Banque de France, autrefois caché derrière de hauts murs. La commerçante rue des Godrans offre aujourd'hui cet îlot de verdure au regard des passants.

Quelques années auparavant, la transformation de la place de la Libération, sous l'égide de Jean-Michel de Wilmotte, et la piétonisation des rues adjacentes, a permis de rendre aux piétons et aux cyclistes de vastes espaces de grande qualité. La rue de la Liberté, artère commerçante majeure, devenue piétonne et embellie, a retrouvé tout son lustre ! Ont suivi en 2016 les travaux des rues Charrues, Piron, des places Jean Macé et des Cordeliers, et la rénovation de la rue du Bourg. L'axe Charrue-Piron drainait plus de 4000 véhicules par jour, qui engendraient bruit et pollution. Les commerçants et les riverains voient d'un œil positif cette métamorphose, qui permet aux usagers du cœur de ville de relier en toute quiétude, à pied ou à vélo, la place des Cordeliers à la place Darcy sans croiser de voiture. Le centre ville de Dijon se compose aujourd'hui d'un vaste secteur piétonnier, propice au commerce et à la flânerie. Un espace apaisé, emblématique d'une douceur de vivre toute dijonnaise.

À Dijon, la révolution du vélo est enclenchée !

Depuis 2001, la ville de Dijon a déployé une politique volontariste en faveur du vélo, mode de transport doux pour l'environnement et pour les usagers. Objectif : inciter les habitants à choisir ce mode de transport écologique ! La pratique a suivi...

Circuler à vélo

À Dijon, pour faciliter la circulation des cyclistes, de nombreux dispositifs ont été mis en place : l'ouverture des rues piétonnes aux vélos roulant à la vitesse du pas, les contre-sens cyclables, la possibilité pour les cyclistes, à certains carrefours, de tourner à droite même si le feu est rouge, 282 kilomètres de pistes et de bandes cyclables sur voirie, près de 800 arceaux pour stationner les vélos, une dizaine de vélostations (permettant aux cyclistes de stationner leur deux-roues dans un local fermé et surveillé). Faisant entrer le vélo dans le quotidien des Dijonnais, des services se sont déployés : la location de vélo (de courte durée avec Vélodi, de longue durée avec DiviaVélo), des ateliers de réparation collaboratifs (la Bécane à Jules, La Rustine).

Augmenter la présence du vélo

Le "plan de déplacements urbains" porté par Dijon Métropole affiche une ambition forte : faire passer la part modale du vélo de 3 à 10% des déplacements dans l'agglomération. Mode de transport "doux" et "actif", complémentaire de la marche à pied et des transports en commun, le vélo est à la fois bon pour l'environnement et pour la santé, adapté aux trajets citadins, qui font, en moyenne seulement trois kilomètres. Un mouvement positif s'est enclenché : plus que jamais, la "vélorution" (révolution du vélo) est en route à Dijon !

Plan_Dijon_velo_2016

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Des transports en commun dignes d'une métropole

Il y a 20 ans, passé 20h, plus aucun bus ne circulait dans les rues de Dijon. Depuis 2004, année de la mise en place du nouveau réseau Divia, suivie en 2012 de la mise en circulation des deux lignes de tramway, une métamorphose s'est opérée. Le réseau de transports en commun dijonnais a atteint un niveau de qualité comparable aux réseaux des grandes métropoles.

Le réseau Divia s'est modernisé et s'adapte à tous les publics

Aujourd'hui, les usagers des transports de l'agglomération dijonnaise ont accès à sept lignes majeures (2 tramways et 5 lianes – lignes à niveau élevé de service) circulant tous les jours de 5h à 0h30, 13 lignes complémentaires et une palette de services adaptés à des publics spécifiques : navette City en coeur de ville, Flexo dans les zones industrielles, Proxi pour le transport à la demande, Bus Class pour les scolaires, Pleine lune pour les noctambules, Diviaccès pour les personnes atteintes d'un handicap lourd. Résultat : depuis la mise en service du tramway, le nombre de passagers de Divia a bondi de 15% à plus de 183 000 voyageurs par jour

Tramway et bus hybrides changent la vi(ll)e

Saviez-vous que Divia fonctionne à 90 % grâce à la traction électrique ? Grâce au tramway dont les 33 rames se déplacent à l'électricité, mais pas seulement ! Dijon Métropole a massivement opté pour des bus à technologie hybride. La métropole dijonnaise a acquis en 2012 une flotte de 102 véhicules hybrides (traction électrique alimentée par un moteur diesel de faible cylindré). C'est le plus grand parc de bus hybrides en France, positionnant Dijon parmi les pionniers. Sur les principales lignes de l'agglomération, les bus, plus confortables, plus silencieux, plus design, ont changé la vie des voyageurs!

Cette progression des transports doux – tram, bus, vélos, marche à pied – favorise une ville plus douce à vivre. La pollution sonore a fortement baissé et les rejets de gaz à effet de serre liés au transports ont diminué de 20% entre 2009 et 2014.

La voiture autrement !...

La voiture n'est pas oubliée. Elle a simplement retrouvé une place plus juste au sein d'un espace public mieux partagé. Les aménagements publics ont apporté des changements majeurs, réduisant le trafic sur les axes urbains et fluidifiant la circulation. Parmi ceux-ci :

La Lino fluidifie le trafic dans l'agglomération dijonnaise

La Lino (liaison Nord-Ouest) relie la Toison-d'Or à l'entrée de l'autoroute A38 (direction Paris) située à Plombières-lès-Dijon. Ouverte à la circulation en février 2014, la rocade remplit trois objectifs majeurs: désengorger les boulevards urbains et mettre fin aux embouteillages; permettre aux véhicules en transit de ne plus traverser la ville, cédant la place aux modes doux de déplacement (vélos, piétons, tram...); et enfin desservir d'importantes zones d'activités économiques (zones de Fontaine-Ahuy et de Valmy, centre commercial de la Toison-d’Or).

Rocades : on économise l'éclairage !

Dans une démarche écologique, les rocades Nord-Ouest et Est de l'agglomération dijonnaise ne sont pas éclairées la nuit. Les effets sont vertueux, à plus d'un titre, permettant de substantielles économies d'énergie et une limitation de la la pollution lumineuse. Des expériences similaires ont été menées en Belgique (depuis les années 1950), en Île de France ou encore à Bordeaux, et se sont avérées sans danger pour la sécurité routière.

Contourner Dijon à 90 km/h maximum

La vitesse est limitée à 90 km/h sur la rocade est de Dijon. Sur la Lino, la vitesse maximale est également fixée à 90 km/h et s'abaisse même à 70 km/h sur le tronçon Talant-Plombières, où se trouve le tunnel. Le bénéfice est triple, : la limitation de vitesse permet d'améliorer la sécurité routière, de réduire les nuisances sonores et la pollution atmosphérique.

Les parkings-relais

Deux parkings-relais ont été créés, au nord et à l’est de l’agglomération, pour permettre aux automobilistes de terminer leur trajet en tram depuis les stations Valmy et Piscine olympique. Quant au cœur de ville, il reste largement accessible, avec 3000 places de stationnement en surface ou en souterrain.

Pour les trajets courts : l'autopartage !

L’autopartage remplace avantageusement la voiture individuelle pour de courts trajets urbains : 16 voitures sont positionnées dans huit stations au centre de Dijon, et accessibles aux abonnés du service Mobigo Autopartage.

Mobigo autopartage
Une voiture du service Mobigo autopartage du Grand Dijon.

Une plateforme multimodale à la gare de Dijon

La plateforme d’échanges multimodale de la gare Dijon-ville est un modèle du genre : TGV, TER, tramway, bus, cars interurbains et internationaux, taxis, vélos et voitures s’y croisent… Chaque jour, près de 30 000 personnes transitent par cet espace où se sont également implantés des commerces.

Tout savoir sur vos  déplacements dans l'agglomération dijonnaise en pratique.

Retour de la nature

En quelques années, dans l'agglomération, les pratiques ont évolué vers une gestion plus douce du végétal et la disparition complète des phytosanitaires. Les multiples parcs, jardins et espaces verts dijonnais deviennent les laboratoires à ciel ouvert de l'écologie urbaine. Et pour végétaliser leur ville, les habitants sont mis à contribution ! 

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Déplacement

Marche à pied, vélo, bus et tram, les voitures sous toutes ses formes.

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