Un réseau de chaleur, comment ça marche ?

Imaginez un chauffage central d'immeuble étendu à l'échelle d'un quartier voire d'une ville. C'est le principe du réseau de chaleur urbain. Une chaufferie produit de la chaleur, véhiculée par des canalisations isolées et enterrées. Les bâtiments connectés à ce réseau sont équipés de stations qui « prélèvent » la chaleur et la diffusent à l'intérieur des locaux. Pour l'utilisateur, rien ne change : il règle son radiateur chez lui comme il l'aurait fait avec un chauffage collectif. Et le tour est joué !

Schéma d'un réseau de chaleur urbain – Source ADEME sur base Cerema
Schéma d'un réseau de chaleur urbain, comportant 3 éléments principaux : la chaufferie, les canalisations, les sous-stations.

Les réseaux de chaleur et les chaufferies bois de Dijon métropole

Le réseau de chaleur de Dijon métropole s'est rapidement déployé. Les premières canalisations ont été posées dans le sous-sol dijonnais à l'occasion des travaux du tram. Des immeubles d'habitation, des bâtiments publics tels que le CHU ou le campus universitaire, des quartiers entiers, comme Hyacinthe Vincent ou Heudelet 26, y sont désormais reliés.

À terme, ce réseau s'étirera sur 49 km et alimentera l'équivalent de 28 000 logements. Désormais interconnecté avec celui de Quetigny, il est alimenté par une unité de récupération de chaleur de l'usine d'incinération des ordures ménagères, au nord, et par la chaufferie bois des Péjoces, au sud, mise en place en 2013.

À l'ouest de l'agglomération, les réseaux de chaleur de la Fontaine d'Ouche et de Chenôve n'en font plus qu'un, approvisionné par la chaufferie bois des Valendons, mise en service en 2015. Cette chaufferie remplace deux installations anciennes fonctionnant au gaz, au fioul et au charbon.

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Place aux énergies renouvelables et aux économies d'énergie !

En développant ses réseaux de chaleur urbains, Dijon métropole a fait le choix de privilégier les énergies renouvelables et de récupération. Les répercussions sont positives à plus d'un titre :

  • Ces infrastructures limitent le recours aux sources fossiles (gaz, fioul, charbon) et préservent la qualité de l'air. L’utilisation du bois-énergie local et le raccordement à l’usine d’incinération permettent d’éviter l’émission de 38 500 tonnes de CO² par an, soit l’équivalent des émissions de 16 000 véhicules dans l’agglomération dijonnaise.
  • Cette chaleur partagée permet aussi de mutualiser les coûts pour produire et distribuer de l'énergie. La facture énergétique des habitants desservis par le réseau de chaleur diminue généralement de 15% à 30%. Le recours aux énergies renouvelables permet aussi de prévenir les usagers d'une hausse brutale de leur facture pour cause d'envolée des prix du gaz et du pétrole.
  • Enfin, l'impact sur l'économie locale s'avère positif. En utilisant très majoritairement des énergies renouvelables et de récupération, les réseaux de chaleur favorisent la création d'emplois locaux.

Le réseau de chaleur se développe

Retrouvez ici la carte du réseau de chaleur existant et en projet - Mars 2018

Format : PDF Poids :1,11 Mo

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Le réseau de chaleur Nord-Est de Dijon métropole se renforce avec la livraison fin juillet 2017 d'une unité de cogénération à gaz sur le site des Péjoces. Cette nouvelle installation accompagne le développement du réseau de chaleur de Dijon métropole qui, à terme, alimentera en chaleur l’équivalent de 28 000 logements. Cette nouvelle source de production de chaleur va permettre de subvenir aux besoins thermiques supplémentaires du réseau, toujours en cours d’extension, tout en maintenant un prix de chaleur concurrentiel pour les abonnés

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Actuellement, la chaufferie des Péjoces approvisionne le réseau de chaleur de Dijon métropole, et dessert une large partie Nord-Est de Dijon ainsi que la commune de Quetigny. Pour accompagner le développement du réseau qui se poursuit jusqu’en 2019, et après l’installation par sa filiale Dijon Energies d’un 3ème générateur biomasse de 10 MW durant l’été 2016, Dalkia installe cet été une unité de cogénération à gaz d’une puissance de 6,4 MW thermiques.

Cette unité de cogénération est constituée de 2 moteurs pesant plus de 37 tonnes chacun. Ils seront mis en place le 25 juillet prochain par des professionnels du levage sous l’œil attentif de la société Clarke, fournisseur de Dalkia.

A partir du 1er novembre 2017, le réseau de chaleur Dijon Énergies utilisera désormais trois principales sources de chaleur : la chaleur fatale de l’usine d’incinération des déchets ménagers de Dijon métropole, le bois-énergie issu de ressources régionales et la chaleur cogénérée nouvellement installée.

La chaleur ainsi livrée aux abonnés du réseau urbain sera désormais produite à plus de 70 % par des énergies renouvelables.

Nouvelles canalisations

Durant l'été 2019, à Dijon, ce sont 5 km de réseau qui seront créés en plus sur les secteurs Montchapet, Marmuzot et du Faubourg Raines. Les nouvelles branches seront interconnectées derrière le lycée Montchapet afin que l’ensemble du réseau puisse bénéficier de l’énergie thermique dégagée par l’Unité de valorisation énergétique des déchets. Le traitement de déchets non recyclables, provenant à 90% de l’ensemble de la Côte-d’Or, se transforme ainsi en électricité et en chaleur par le biais d’un turboalternateur.

Symbole de ce cercle vertueux, la puissance de l’énergie thermique de récupération injectée sur les réseaux sera triplée : elle passera de 9 MW à 30 MW. Des bâtiments publics, le CHU, le campus universitaire, le conseil régional (lycées) ou encore le conseil départemental (collèges), bénéficient d’ores et déjà du réseau de chaleur, tout comme les immeubles d’habitat collectif à la Fontaine d’Ouche et des quartiers plus récents (Heudelet 26, Hyacinthe-Vincent...).

Des extensions de ces réseaux permettront, demain, de délivrer de la chaleur dans de nouveaux quartiers de Dijon (Montchapet, Marmuzots, Castel…) et dans de nouvelles communes (Talant, Fontaine-lès-Dijon, Longvic). Au total, 23,5 kilomètres supplémentaires de canalisations sont prévus. À l’horizon 2023, le réseau de chaleur urbain maillé de la métropole sera le quatrième de France après ceux de Paris, de Lyon et de Grenoble.

100
km
de réseau
50000
équivalents logements chauffés
550000
MW-heure
de chaleur délivrés aux abonnés par an

Réseau de chaleur en 2023

Partager la chaleur, c’est faire des économies

Face à un prix du gaz en constante évolution, le réseau de chauffage urbain mis en place dans la métropole permet de réduire la dépendance énergétique et donc économique de ses abonnés. Le prix de l’énergie produite localement au sein des chaufferies bois et de l’usine d’incinération est 15 % moins cher que le gaz. Cette dépendance énergétique limitée permet à la métropole et à son réseau de chaleur vertueux d’être moins impactés par les hausses du prix du gaz et des taxes associées.

Un territoire d'excellence pour la transition énergétique

La mise en place des réseaux de chaleur urbain fait partie de ces actions phares qui positionnent la ville de Dijon et Dijon métropole comme référence écologique en France. Signe de cette exemplarité, Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer a désigné Dijon métropole comme lauréate du label « Territoire à énergie positive pour la croissance verte », le 9 février 2015.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte encourage le développement des réseaux de chaleur. Elle fixe l'objectif d'augmenter de 32% la consommation d'énergies renouvelables en France en 2030 par rapport aux niveaux de 2012.

Un prix national pour les réseaux de chaleur de Dijon métropole

Au printemps 2017, le réseau de chaleur urbain de Dijon métropole a obtenu le label éco-réseau de chaleur. Cette distinction est accordée aux collectivités qui ont atteint l’objectif de 50 % de production de chaleur issue d’énergies renouvelables. Les calories produites par les chaufferies bois des Valendons, des Péjoces et de Quetigny, auxquelles s’ajoutent celles de l’usine d’incinération, permettent à Dijon métropole de dépasser largement l’objectif : en 2023, plus de 75 % du réseau sera alimenté par des énergies renouvelables.

Plan climat

Dijon métropole et la ville de Dijon ont déployé une stratégie exemplaire de lutte contre les changements climatiques, à travers leur Plan climat air énergie territorial. Dijon est aujourd'hui reconnue comme une référence écologique en France.

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Territoire à énergie positive

Lauréate de l’appel à projets Territoire à énergie positive pour la croissance verte, Dijon métropole agit pour l’amélioration de l’éclairage public, l’éducation du grand public à l’environnement et réalise un audit énergétique de son patrimoine.

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