Écoquartiers

Conçus en tenant compte des enjeux environnementaux, les écoquartiers font de Dijon une ville plus douce à vivre. Les efforts ne portent pas seulement sur ces nouveaux quartiers. À Dijon de plus en plus de bâtiments « verts » sortent de terre ou sont rénovés. Publiques ou privées, ces constructions contribuent à faire de la capitale régionale une référence en matière d'urbanisme et d'écologie urbaine.

Des écoquartiers pour une ville plus douce à vivre

« Écoquartier» : le terme est d'abord apparu dans les pays nordiques (Stockholm, Malmö, Copenhague), en Allemagne (Hanovre, Fribourg-en-Brisgau) et en Angleterre (le quartier BedZED à Londres). Depuis quelques années, les écoquartiers se développent en France. Une dizaine d'entre eux se construisent à Dijon. Derrière ces nouveaux quartiers, se développe toute une conception de la ville durable, harmonieuse et douce à vivre.

À quoi reconnaît-on un « écoquartier » ?

Dans ces quartiers nouvelle génération, l'innovation urbaine, architecturale et sociale sont les maîtres-mots. Concevoir un écoquartier, c'est savoir combiner quelques ingrédients essentiels :

  • Des bâtiments à faible consommation d'énergies et de ressources naturelles
  • Une bonne gestion des déchets, dans une optique d'économie circulaire
  • La priorité aux circulations douces (piétons, vélos, transports en commun) et de ce fait, une moindre présence de la voiture
  • Une mixité sociale fondée sur la diversité de l'habitat (à l'opposé des grands ensembles isolés des années 1960-80)
  • Un environnement naturel préservé, favorisant la biodiversité

Les écoquartiers modifient en profondeur la physionomie de Dijon

Dijon se composera à l'horizon 2017 d'une dizaine de quartiers écologiques. Certains sont déjà sortis de terre, d'autres sont en cours de construction. Ces écoquartiers totaliseront plus de 10 000 logements. Quelques exemples...

L'écocité Jardin des maraîchers. Sur 20 hectares à l’entrée sud-est de la ville, le cabinet parisien Nicolas Michelin & associés a imaginé une « cité jardin » sur le site des anciens abattoirs dijonnais. Cet écoquartier s'organisera autour d'une longue place publique arborée, espace de rencontres et de lien social. 1.500 logements, 21.000 mètres carrés de commerces et services et 15.000 mètres carrés de bureaux sont prévus. Des jardins potagers et des vergers seront installés dans ce quartier résolument vert et durable, clin d’œil au passé agricole du site. Retrouvez + d'info sur le site de la Splaad, l'aménageur public de la métropole.

L'Écoquatier de l'Arsenal s’inscrit dans le projet Grand Sud visant à métamorphoser l’entrée sud de Dijon autour de programmes ambitieux tels que la Cité internationale de la gastronomie et du vin, les passages Jean-Jaurès ou encore le secteur du Pont des tanneries. L’Écoquartier a été conçu afin de permettre une mixité générationelle et fonctionnelle (logements, bureaux, service, commerce...). Différents équipements publics,  dont la Minoterie et le jardin de l'Arsenal déjà existants, contribuent à la vie et à l’animation du secteur. Une crèche privée, la Calypso, a d'ors et déjà pris place au sein du site. La diversité de la typologie des logements permet de répondre à une pluralité de besoins. L’Écoquartier accueillera ainsi des logements adaptés aux familles, aux personnes seules, aux personnes âgées ou en situation de handicap. Retrouvez + d'info sur le site de la Splaad

Photo de l'écoquartier dans le parc Hyacinthe Vincent
Ancien site de l'hôpital militaire transformé en écoquartier, l'écoquartier Hyacinthe Vincent, situé en face le CHU

Des bâtiments performants à Dijon

La volonté de s'inscrire dans la transition énergétique ne concerne pas seulement les écoquartiers. Certains bâtiments de Dijon et de Dijon métropole montrent l'exemple en matière de consommations énergétiques et d'impact environnemental. Les deux collectivités ont intégré la dimension écologique dans leurs programmes de construction et de rénovation des bâtiments publics. Certains édifices privés, particulièrement performants, contribuent à faire de Dijon une véritable référence écologique.

Des équipements publics économes en énergie

Certains équipements publics reflètent l'engagement écologique de la ville et Dijon métropole, à travers des programmes de construction ou de rénovation particulièrement économes en énergie. C'est le cas de la piscine olympique, du Zénith, du siège de Dijon Métropole, du Jardin des sciences, des Ateliers Divia, du musée des Beaux-Arts ou encore de la future piscine du Carrousel.

Le Zénith de Dijon
Photo de nuit du Zénith, salle de concert du Grand Dijon.

Le Jardin des sciences, qui regroupe le muséum d'histoire naturelle, le jardin botanique et le planétarium, montre l'exemple en adoptant, pour son chauffage, la géothermie. Comment ça marche ? La chaleur de la nappe phréatique située sous le jardin de l'Arquebuse est désormais exploitée pour chauffer les bâtiments (ou les rafraîchir en été) en remplacement d'une ancienne chaufferie au gaz.

Au Zénith, des « puits canadiens » (dispositifs de ventilation enterrés dans le sous-sol) permettent de rafraîchir ou de réchauffer la salle de concert. À la piscine olympique, plusieurs dispositifs ont été mis en œuvre : panneaux photovoltaïques, récupération des eaux de pluie et démarche « éco-responsable » dans la gestion quotidienne de l'équipement.

Au musée des Beaux-Arts, installé au cœur du palais des ducs, construit entre le XIVe et le XIXe siècle, le chantier de rénovation comprend un volet écologique important. Cette rénovation a donné lieu à des innovations, comme la création de vitraux à double vitrage. La rénovation a permis au palais médiéval de baisser de 30% sa facture énergétique.

Latitude 21, un édifice « passif » exemplaire en Bourgogne

Le bâtiment Latitude 21 abrite la Maison de l'Environnement, de l'Architecture, du Cadre de Vie et du Paysage de Dijon Métropole. La structure est un bâtiment « passif », au sens positif ! Cela signifie que ses besoins énergétiques sont très faibles. L'édifice a été conçu selon la norme Haute Qualité Environnementale (HQE).

Visitez le site de Latitude21

La Tour Elithis, bâtiment le plus performant du monde

Inaugurée en 2009, à deux pas de l'Auditorium de Dijon, la Tour Elithis intéresse les chercheurs du monde entier. Elle est considérée comme le bâtiment tertiaire le plus performant au monde. L'édifice privé de 9 étages abrite 5000 mètres carrés de bureaux à énergie positive. Il ne consomme que de 2 kilowatt/heure d'énergie par mètre carré ! Un bâtiment classique en consomme entre 50 et 500...

Tout a été pensé, au millimètre : la conception du bâtiment, le choix des matériaux, les dispositifs énergétiques (panneaux photovoltaïques, géothermie...), jusqu'au comportement éco-citoyen des 300 usagers de la tour. Ils sont l'une des clés de cette exceptionnelle performance énergétique. Expérimentale, la tour est munie de 1600 points de mesure pour évaluer précisément les économies d'énergie engrangées.

Dès sa conception, Dijon a apporté son soutien au projet, notamment en lui réservant un terrain au cœur de la cité des affaires.

Découvrir la Tour Elithis.

La tour Elithis
Photo de nuit de la tour Elithis illuminée, lors de son inauguration en avril 2009.

La Bourdonnerie, bâtiment basse consommation et...« ami des insectes »

La Bourdonnerie porte bien son nom : ce bâtiment de bureaux abrite le plus grand « hôtel à insectes » de France, haut de 6 mètres ! En ville, un tel espace joue un rôle presque aussi important qu'un espace vert ou du bois mort dans une forêt. Dans les quelques 600 casiers amovibles, plusieurs milliers d'insectes peuvent s'installer. Situé au sein de l'écoquartier Heudelet 26, ce bâtiment basse consommation héberge les associations Réserves naturelles de France et Alterre Bourgogne, toutes deux œuvrant en faveur de la biodiversité.

Découvrir La Bourdonnerie

L'hôtel à insectes de la Bourdonnerie – Copyright Jonas Jacquel
Façade de la Bourdonnerie, constituée d'un hôtel à insectes de 6 mètres, dans l'éco-quartier Heudelet 26, à Dijon

Modes doux

À Dijon, ville référence écologique, toutes les mobilités, à commencer par les plus douces, ont leur place au sein de la cité. Privilégier les déplacements les plus doux, c'est d'abord donner la part belle aux piétons et aux vélos, c'est aussi développer un réseau performant de transports en commun, à haut niveau de service, c'est enfin favoriser les modes alternatifs ou complémentaires à la voiture individuelle, comme l'autopartage ou les parkings relais.

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Logement

Construction de logements neufs, rénovation du parc existant, effort important en faveur du logement à loyer modéré, Dijon et Dijon métropole ont depuis de nombreuses années mis en œuvre des solutions avec des opérateurs habilités pour répondre aux attentes des Dijonnais. Cela se traduit par des aides aux propriétaires pour la rénovation de leur logement, des dispositifs sécurisés pour devenir propriétaire... ou encore par un site de saisie en ligne d'une demande de logement à loyer modéré.

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