Et maintenant le musée des Beaux Arts

Découvrez, au fil des 50 salles, une partie des collections rénovées présentées de l’Antiquité jusqu’au XXIe siècle, avec l'exposition de Yan Pei-Ming et la saison culturelle de mai à octobre prochain.

Entièrement métamorphosé, dans un palais révélé, il a réouvert ses portes le 17 mai.

Découvrez, au fil des 50 salles réparties sur trois niveaux, une partie des collections rénovées, présentées par ordre chronologique depuis l’Antiquité jusqu’à la création du XXIe siècle. Une plongée dans l’histoire de l’art qui bénéficie notamment d'une application gratuite offrant la possibilité de parcourir l'ensemble à son rythme.

La saison culturelle

Dans et hors les murs

Saison culturelle du MBA de mai à octobre 2019

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Exposition Yan Pei-Ming L'Homme qui pleure

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Né en 1960 à Shanghai, Yan Pei-Ming entre à l’École nationale supérieure d’art (Ensa) de Dijon en 1981. C’est en Bourgogne qu’il fera des rencontres décisives pour sa carrière – notamment celles de Xavier Douroux et de Franck Gautherot, les fondateurs du Consortium, et de Fabian Stech, docteur en philosophie et critique d’art.

Composée d’une cinquantaine d’œuvres, l’exposition L’Homme qui pleure se déploie dans l’ensemble du nouveau musée des Beaux-Arts de Dijon et met en lumière un peintre contemporain majeur à la carrière internationale. Tel un journal intime, cette exposition explore les émotions et la révolte ressenties par l’artiste face à la brutalité du monde et sa douleur face aux drames intimes et familiaux. L’exposition rend hommage à sa mère, à Xavier Douroux et à Fabian Stech, récemment disparus, et éclaire la vision très personnelle d’un homme blessé par la violence de la vie et qui continue de se battre.

 

Les collections sous un nouveau jour

L’exposition permanente montre environ 1500 des 130 000 œuvres que possède le musée. Autrement dit, il a fallu sélectionner drastiquement. Et ça, c’est le travail qu’a mené pendant deux ans une équipe de cinq conservatrices. Un scénographe, Frédéric Ladonne, les a accompagnées dans la conception de l’exposition. Et une équipe de six médiatrices a rédigé l’ensemble des textes qui amèneront le visiteur à comprendre ce qu'il admire : cartels, panneaux de salle, pupitres, application et visite audioguidée.

8 séquences historiques

Une fois l'accueil franchi, le visiteur accède au 1er étage et pénètre d'abord dans la salle dédiée à l’Antiquité. Il suit ensuite la chronologie, à travers huit séquences historiques, depuis l’époque médiévale, avec la salle des tombeaux pour clou de la visite, jusqu’à la création contemporaine. Soit 50 salles, 4200 m2 d’exposition sur trois niveaux. Deux salles, soit un espace de 300 m2 au rez-de-chaussée, accueillent des expositions temporaires – et pour commencer celle consacrée à Yan Pei-Ming. À la sortie, une boutique de 140 m2 propose livres, souvenirs et une centaine de produits nouveaux et exclusifs.

Pour sillonner le musée de fond en comble, il faudra compter probablement trois heures. Mais un parcours « express » se limitant au 1er étage vous conduira devant les principales pièces maîtresses.

3 chantiers en 1

Le caractère exceptionnel de la métamorphose tient au fait que ce sont en réalité 3 chantiers qui ont été menés de front : celui du musée proprement dit, sous l’égide de l’architecte Yves Lion, mais aussi celui du palais (les bâtiments entourant la cour de bar et abritant le musée des beaux-Arts), mené par Éric Pallot, architecte en chef des monuments historiques, et enfin celui des collections, sous l’œil attentif de l’équipe des conservatrices et de David Liot, directeur des musées et du patrimoine de la ville de Dijon.

Des artisans spécialistes des monuments historiques sont intervenus pour les opérations les plus délicates. Par exemple, des doreurs ont restauré à la feuille d’or les rosaces des garde-corps du palais. Deux extensions contemporaines ont été créées, favorisant l'installation des ascenseurs rendant accessibles toutes les salles. Après le « toit doré » dans la cour de bar construit en 2012, une extension vitrée coiffe désormais les ardoises côté rue Longepierre. Par ailleurs, le sol de la cour de bar a été recouvert d’un béton piqué de cuivre. une touche d’architecture du XXIe siècle dans un palais où se mêlent des styles de toutes les époques depuis le XIVe siècle !

La restauration de la salle des statues a nécessité la dépose puis la remise en place de la fragile toile de 40 m2 de Pierre-Paul Prud’hon qui orne son plafond. Certaines sculptures monumentales ne passant pas par les escaliers, elles ont été soigneusement emballées et sorties du palais par les fenêtres. Dans plusieurs salles, des planchers neufs ont été installés, capables de supporter une masse de 600 kg au m2 – six fois plus que le sol d’un parking. Sur les toits du palais, les artisans du bâtiment spécialistes des monuments historiques, protégés par une immense carapace transparente, ont démis puis remis 160 000 ardoises.

Autre exploit technique : l'installation de six demi-poutres de 650 kg chacune, pour soutenir le nouveau plancher de la pièce située au-dessus de la salle des statues, a nécessité l’intervention d’une grue télescopique pendant près d’une semaine. Enfin il a fallu loger dans les caves ou les combles des machines permettant de climatiser le musée, précaution indispensable à la bonne conservation des œuvres.

Au cœur du quartier des arts

C’est la dernière étape des travaux de piétonisation du secteur compris entre l’église notre-Dame et le grand théâtre, autour de rues bordées de commerces d’antiquités, de mobilier design et de gourmandises artisanales qui constituent l’élégant « quartier des arts » de Dijon. Le chantier du musée achevé, la rue Longepierre et la place de la sainte-Chapelle prennent actuellement leur allure définitive : devenues piétonnes et recouvertes du même béton clair que la rue de la Liberté, elles guideront vos pas vers le musée métamorphosé. Place de la sainte-Chapelle, des bancs et des arbres inviteront à la pause avant ou après la visite.

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