
La petite reine sans tyrannie
Le partage du domaine public obéit à une législation claire
Cette législation relève du bon sens citoyen fait d'un peu de civisme et de convivialité.
La ville de Dijon reçoit régulièrement des lettres de plainte d’habitants directement liées au comportement des cyclistes roulant sur les trottoirs. Il est bon de rappeler que le partage du domaine public obéit à une législation claire, mais qu’il devrait plutôt relever du bon sens citoyen, fait d’un peu de civisme et de beaucoup de convivialité.
L’usage du vélo sur les trottoirs est interdit, à l’exception des enfants de moins de 8 ans, précise André Gervais, maire adjoint à la voirie, à la circulation et aux déplacements. D’autant que les amoureux de la petite reine trouvent de plus en plus d’itinéraires qui leur sont dédiés. Un programme de développement des voies et pistes cyclables améliore chaque année ce réseau : aujourd’hui, pas moins de 25 km de bandes cyclables sont ouverts à la circulation des deux-roues, auxquels s’ajoutent 10 km de contresens dans le centre-ville, 22 km de pistes proprement dites et 5 km de voies vertes.
Avec l’arrivée du tramway, souligne André Gervais, Dijon bénéficiera de 90 km de voies cyclables supplémentaires. Quant aux adeptes du roller, du skate et autre monoroue, ils restent assimilés à des piétons et doivent s’imposer un maximum de prudence, en contenant leur vitesse lorsqu’ils empruntent un trottoir. Par simple respect des autres. Restent enfin les automobilistes : doubler un cycliste impose de le faire à au moins 1 m de distance, martèle André Gervais, lui-même utilisateur émérite de la bicyclette.

























