
Dijon mise sur l'offre foncière pour attirer les entreprises
La ville de Dijon et son agglomération prennent à bras le- corps le développement économique. Sur quels outils s’appuient-elles ?
400 hectares supplémentaires seront progressivement offerts à l’accueil d’entreprises.
Dijon Mag : La ville de Dijon et son agglomération prennent à bras le- corps le développement économique. Sur quels outils s’appuient-elles ?
Martine Pleux : L’agence Dijon Développement, que je dirige, sert de fer de lance pour accompagner les entreprises, que ce soit en favorisant de nouvelles implantations ou l’essor de sociétés déjà installées sur notre territoire, en accompagnant des projets de développement, en facilitant l’accueil des nouveaux collaborateurs, ou encore en impulsant une dynamique en matière d’innovation. Nous travaillons en partenariat très étroit avec le service économique intégré du Grand Dijon et nous nous appuyons sur les sociétés publiques locales d’aménagement que sont la Semaad et la Splaad. Nous collaborons aussi très fortement avec l’agence régionale Bourgogne Développement pour détecter et convaincre des porteurs de projet, français comme étrangers, de choisir Dijon.
DM : Quels atouts mettez-vous en avant pour séduire les chefs d’entreprise ?
MP : Nous misons déjà sur une offre foncière attractive pour attirer les entreprises. Ces cinq dernières années, nous avons dégagé une centaine d’hectares à vocation économique. Ce n’est pas suffisant, c’est pourquoi 400 hectares supplémentaires seront progressivement offerts à l’accueil d’entreprises. De nouvelles zones d’activité certifiées verront ainsi le jour : le parc de l’est dijonnais (180 hectares, dont 120 commercialisables), le pôle agro-environnemental de Bretenière Agronov (20 hectares), Beauregard, sur les communes de Longvic et Ouges (90 hectares)…
DM : Misez-vous également sur la bonne desserte du territoire dijonnais ?
MP : Elle nous est très précieuse pour convaincre et s’améliore d’ailleurs sans cesse. La création de la Lino (liaison nord) bouclera enfin le contournement de Dijon, et l’arrivée du tramway facilitera une desserte de proximité. Quant à la future ligne à grande vitesse (LGV) Dijon-Mulhouse, elle nous rapprochera du nord de la Franche-Comté, de l’Alsace, et ouvrira plus largement les portes sur l’Allemagne. Complémentaire du TGV, l’aéroport – qui vient de retrouver avec succès, grâce à Eastern Airways, des lignes régulières vers Bordeaux et Toulouse – complète intelligemment vers l’Ouest la desserte territoriale.

























