
Hamid El Hassouni : le nouveau président de l'OPAC
Améliorer la qualité de la vie et réduire le poids des charges.
La volonté du maire de faire de Dijon un modèle en matière de développement peut-être un moyen...
Il était encore adolescent lorsque l'on a fait comprendre à ses parents qu'ils n'avaient d'autre choix, avec leurs cinq enfants, que de quitter leur logement HLM du quartier des Grésilles. L'épreuve fut rude pour la famille.
Quinze ans après, Hamid El Hassouni n'a pas oublié À l'époque, se dit-il, il n'y avait aucun dialogue possible avec l'OPAC.
Aujourd'hui, il est en mesure d'affirmer : cela ne doit plus jamais se passer ainsi ! Et pour cause : c'est lui, fraîchement élu conseiller municipal, qui se retrouve président de l'OPAC (Office public d'aménagement et de construction de Dijon).
À 30 ans, il est même le plus jeune, en France, à exercer une telle responsabilité. Mais ne le faites pas remarquer à François Rebsamen, le Maire : Si je l'ai choisi c'est au regard de ses compétences, vous répondra-t-il.
- Qualité de service et réactivité :
De fait, Hamid El Hassouni qui, fort d'une intense pratique associative, s'est engagé en politique pour défendre des valeurs d'égalité et de solidarité, envisage d'abord son rôle comme celui d'intermédiaire entre un organisme riche en compétences techniques et des habitants qui veulent qu'on les écoute.
Certes, la tâche qui l'attend n'est pas mince. L'OPAC gère 9 000 logements. Son budget de fonctionnement approche les 70 millions d'euros. Je serai exigeant sur la qualité de service et la réactivité en cas de problème, annonce-t-il donc. D'ailleurs, lui qui est revenu vivre aux Grésilles a bien l'intention de rester fidèle à ce quartier qui l'a vu grandir. Mais ce n'est pas tout. En effet, la municipalité s'est engagée à construire 8 000 logements pendant la mandature. L'OPAC sera évidemment en première ligne.
En 2008, il livre déjà 270 logements et en met 400 en chantier. Ce qui explique que son budget d'investissement, avec 117 millions, soit le plus élevé de son histoire. Et le rythme va évidemment s'accélérer dans les années à venir. Tout cela se fera donc sous la responsabilité d'Hamid El Hassouni. Ce qui ne l'inquiète pas le moins du monde. J'ai une obligation de résultats mais je suis bien entouré, fait-il observer. De plus, nous connaissons déjà certaines erreurs du passé à ne pas commettre.
Ma feuille de route consiste à maîtriser le couple loyer/charges. La volonté du maire de faire de Dijon un modèle en matière de développement peut-être un moyen d'y parvenir. En privilégiant des bâtiments qui consomment peu d'énergie et en privilégiant les nouvelles énergies nous améliorerons a qualité de la vie et nous réduirons le poids des charges.
Voilà sur quelle base Hamid El Hassouni entend s'imposer et assumer ses responsabilités à la tête de l'OPAC. En étant très présent à son bureau, mais aussi auprès des locataires.

























