
Pôle de recherche : une dimension internationale
La capitale régionale dope sa recherche agroalimentaire en fusionnant
deux écoles d'ingénieurs et lance un groupement d'intérêt scientifique, baptisé Gis Agrale
Dijon inaugure un pôle de recherche agroalimentaire de dimension internationale. La capitale régionale dope sa recherche agroalimentaire en fusionnant deux écoles d'ingénieurs et lance un groupement d'intérêt scientifique, baptisé Gis Agrale.
L'événement ne devait pas passer inaperçu. En fusionnant deux de ses prestigieuses écoles d'ingénieurs : l'Établissement National d'Enseignement Supérieur Agronomique de Dijon (Enesad) et l'École Nationale Supérieure de Biologie Appliquée à la Nutrition et à l'Alimentation (Ensbana), Dijon donne naissance sur le campus au quatrième grand établissement du genre, après ceux de Paris, de Montpellier et de Rennes-Angers (AgroCampus Ouest).
Baptisée AgroSup Dijon (20 millions d'euros de budget), la nouvelle école fédère environ 1 000 étudiants, entourés de 500 professeurs et personnels administratifs. Véritable bras armé pour la recherche agroalimentaire, elle viendra encore mieux épauler le groupement d'intérêt scientifique, baptisé Gis Agrale.
Mutualisation.
Créé le 30 mai 2007 entre l'université de Bourgogne, l'Inra et à l'époque l'Enesad, cet outil de coopération scientifique mutualise toutes les recherches menées localement dans le domaine des sciences et de la technologie du vivant et de l'environnement. Certains travaux se veulent uniques en France, notamment tous ceux concernant la qualité des aliments, la sensorialité ou encore l'étude de la dynamique des espaces ruraux. Le Gis Agrale est financé à hauteur de 16 millions d'euros par le contrat de projets État-région, auquel participe la communauté de l'agglomération du Grand Dijon. Cette enveloppe de subventions représente plus de la moitié des besoins futurs en équipements et locaux adaptés, chiffrés à 30 millions d'euros entre 2009 et 2013.
Un campus à l'américaine.
Grâce à ces fonds, les 21 unités de recherche du Gis Agrale – 400 scientifiques de haut niveau, auxquels s'ajoutent 145 doctorants – s'affirmeront comme un pôle international en recherche agroalimentaire de tout premier ordre. Sa situation géographique, avec l'ensemble des sites seulement distants de quelques centaines de mètres, à l'image d'un campus à l'américaine, apporte un atout supplémentaire non négligeable. Les acteurs du pôle de compétitivité Vitagora, labellisé en 2005 et dédié au goût, à la nutrition et à la santé, se félicite d'un tel environnement. Car le pôle de compétitivité s'appuie fortement sur les domaines de compétence des scientifiques dijonnais. Vitagora, qui vient de signer deux accords internationaux avec le National Food Institut de Thaïlande et un organisme similaire de la province canadienne du Manitoba, conduit de son côté une quarantaine de programmes de recherche, dont 15 aidés par l'Agence Nationale de la Recherche (Anr) et le Fonds Unique Interministériel (Fui). Il réunit, et cela ne se sait pas toujours, pas moins de 130 entreprises, 70 unités de recherche ainsi que 10 établissements d'enseignements supérieurs.

























