
Construction du centre de maintenance : la pierre angulaire du futur tramway de Dijon
Le centre de maintenance du futur tramway de Dijon entre en phase opérationnelle dans un lieu accoutumé au ferroviaire...
L’opération de 37 millions d’euros intègre un très fort parti pris éco-environnemental.
Le centre de maintenance du futur tramway de Dijon entre en phase opérationnelle dans un lieu accoutumé au ferroviaire : rue des Ateliers, au sud de Dijon, en lieu et place d’un ancien site de la SNCF dédié à la réparation des wagons de marchandises.
Le 9 décembre dernier, François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon et président de la communauté d’agglomération du Grand Dijon, a posé la première pierre du centre de maintenance mutualisé du futur tramway dijonnais (32 rames) et des bus (215 véhicules). Situé rue des Ateliers – un nom qui garde tout son sens –, il s’installe en lieu et place d’un ancien site SNCF dédié à la réparation des wagons de marchandises.
Confiée aux bons soins du cabinet d’architecture lyonnais Ferrand-Sigal, l’opération de 37 millions d’euros intègre un très fort parti pris éco-environnemental. Toutes les plates-formes des voiries et des bâtiments sont réalisées à partir des gravats des bâtiments démolis. Un seul d’entre eux, de 14 000 m2, a été conservé et sera rénové dans le respect de l’identité ferroviaire.
Il offrira une capacité de remisage jusqu’à 50 rames.
Le projet prévoit que les autres bâtiments construits respecteront les normes de basse consommation en matière de chauffage, de production d’eau chaude et de refroidissement. L’eau de lavage des équipements roulants proviendra de la récupération des eaux pluviales dans des bassins de rétention vastes de 3 500 m2 et d’un système de recyclage par traitement biologique. Les toitures du centre seront recouvertes de 10 000 m2 de panneaux photovoltaïques. Ils produiront 1 Gwh d’électricité par an, soit l’économie de 100 tonnes de CO2 pour notre atmosphère. Parmi toutes les autres prescriptions imposées, une étude a débouché sur un système de chauffage par récupération de la température constante (entre 12 et 17° C) des eaux usées. Des échangeurs placés dans une canalisation et couplés à une pompe à chaleur sont en effet capables aujourd’hui de produire une quantité d’énergie équivalente aux besoins de 150 logements pour 100 m de tuyaux d’eaux usées exploités.

























