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Le réseau Rhin-Rhône prend forme

Les agglomérations de Dijon, Besançon, Belfort, Montbéliard et celle de Bâle se constituent en réseau.

Un projet de libre association qui sera ce qu'en feront, les acteurs de ce réseau pour l'Europe,...



La coopération métropolitaine est au nombre des dossiers qui restent encore obscurs aux yeux de beaucoup de citoyens, voire d'élus.

Un conseil municipal, l'an passé, en avait donné la mesure. Les termes administratifs de « coopération métropolitaine » ou « d'actions transversales » ne parlent guère.  Raison de plus pour faire le point sur cet important projet et ses avancées.

Au point de départ, un constat s'est depuis longtemps imposé à tous ceux qui se préoccupent de l'avenir des territoires à moyens ou à longs termes. L'organisation administrative française, héritée d'une histoire qui a empilé les structures, n'a guère préparé le pays à l'Europe. Nos régions sont plus petites et moins peuplées que les grandes régions allemandes, mais aussi espagnoles, britanniques ou italiennes. Il faut donc trouver les moyens d'opérer des regroupements permettant de combler ces effets d'échelle et de jouer de ce que l'on nomme les « coopérations métropolitaines », autrement dit des synergies interrégionales.

Dans ce cadre, il n'y a, en outre, aucune raison de s'arrêter aux frontières des États nationaux. Les grandes métropoles qui se constituent à partir de la France – 15 au total – ont une « action transversale » par-delà les frontières formelles, y compris comme c'est le cas pour le réseau Rhin-Rhône, le nôtre, qui intègre une agglomération comme celle de Bâle alors que la Confédération helvétique – la Suisse – n'est pas membre de l'Europe des vingt-cinq.

Ajoutons et ce n'est pas le moindre intérêt que le temps de la coopération métropolitaine, long par définition, ne correspond ni au temps court de l'action publique locale ni à celui des échéances électorales qui lui fixe son tempo.

Un projet de libre association pour l'Europe :

Actions à longs termes, démultiplication des atouts conjugués des villes et agglomérations qui se regroupent en de telles entités ont inspiré la mise en place de nombreux projets.

L'État en a retenu quinze au nom du «rayonnement européen des métropoles françaises». Il a doté ce programme dans le cadre de la politique contractuelle État-régions de 3,5 M€ pour 2005 et 2006. Le Grand Dijon et les agglomérations de Besançon, Mulhouse, Belfort, Montbéliard et Bâle qui forment ensemble le réseau Rhin Rhône ont vu leur projet chaudement salué par le gouvernement.

Ainsi, unanimement porté sur les fonts baptismaux, le projet de coopération métropolitaine ouvre grandes les portes du futur avec toute la souplesse requise, sans a priori ni sur les actions, ni sur leurs délais de réalisation. Un projet de libre association qui sera ce qu'en feront, ensemble, les acteurs de ce réseau pour l'Europe, autour de six thématiques stratégiques de l'accessibilité aux nouvelles technologies en passant par l'université et la recherche, l'économie, la santé et la culture.