
Logement : pour plus de solidarité nationale
Enjeu majeur de la lutte contre la précarité,
le logement est au centre de l'action municipale.
Il est aussi au coeur de l'action de François Rebsamen au Sénat qui a défendu, le 17 novembre dernier, une proposition de loi visant à lutter contre le logement vacant et à approfondir la solidarité nationale pour le logement.
L'enjeu est triple : humain, car le logement est le facteur déterminant du « mieux vivre ensemble » ; social et urbain, dans un souci d'équilibre démographique pour notre agglomération ; et enfin économique, puisqu'il contribue au dynamisme du territoire.
L'action de l'État est, à bien des égards, fortement critiquable, explique François Rebsamen. Son effort global pour la construction de logements baisse alors même que notre pays manque de 900 000 logements pour répondre aux besoins de nos concitoyens.
Certaines collectivités prennent donc la relève. À Dijon, l'objectif est de produire 9 000 logements entre 2009 et 2014, dont 700 à loyer modéré chaque année. La ville de Dijon et son agglomération ont également mis en place des outils d'action spécifiques, opérations d'initiative publique, comme les quartiers Junot ou Hyacinthe-Vincent.
La mobilisation du parc privé vacant est aussi une voie d'action intéressante. Mise en place à Dijon, elle a inspiré cette proposition de loi. L'article 2 propose ainsi de doubler le montant de la taxe sur la vacance. À Dijon, cette mesure produit ses effets puisqu'on a constaté une baisse significative du nombre de logements vacants.
Parallèlement, le Grand Dijon, avec la société Urbanis, accompagne les propriétaires-bailleurs dans leur projet de remise sur le marché, et 113 logements vacants ont pu abonder l'offre locale depuis 2006.
Les propositions débattues en séance publique au Sénat osent ce changement d'approche : la mobilisation de tous les acteurs de la société, y compris les privés et en particulier les propriétaires, est nécessaire pour résoudre la crise.

























