
Le plan climat-énergie territorial avance à grands pas
Lancer des actions a peu de sens si l'on n'en mesure pas les résultats.
C’est le but de la nouvelle étape franchie par le PCET de la ville en cette fin d’année.
Le rythme est soutenu. Décembre 2008, Dijon est une des premières municipalités à signer la Convention des maires de l'Union européenne. Automne 2009, elle est lauréate de l'appel à projets de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) en région pour la réalisation d'un plan climat exemplaire. Janvier 2010, lancement du plan climat-énergie territorial (PCET). Janvier 2011, obtention de la reconnaissance Cap Cit'ergie. Février 2011, vote sur la stratégie à adopter pour parvenir à l'objectif des « 3x20 » (réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, augmentation de 20% de l'efficacité énergétique, utilisation de 20% d'énergies renouvelables). Et enfin, novembre 2011, vote et mise en place de l'évaluation de l'impact des projets pour les cinq années à venir. En d'autres termes, mesure des réductions d'émissions escomptées.> ÉCOLOGIE NON PUNITIVE :
Que de chemin parcouru en trois ans. Vu l'urgence environnementale, d'aucuns diront qu'ils ont trouvé le temps long. Mais l'agglomération a choisi la voie de la concertation. Demander leur avis aux nombreux acteurs du secteur (institutionnels, collectivités territoriales, entreprises, associations) prend toujours du temps, et permet d'emporter l'adhésion de tous. Le but n'est pas d'imposer : l'écologie ne doit pas être « punitive », elle doit être le fait de chacun d'entre nous. Il est à noter que Dijon et le Grand Dijon se sont associés pour harmoniser leurs engagements et ainsi répondre de manière cohérente aux enjeux d'un territoire commun.
> SIX AXES MAJEURS :
Le plan d'action entériné par la ville s'articule autour de six axes majeurs :
– aménager le territoire en faveur d'une meilleure qualité de vie, économe en énergie et en gaz à effet de serre. Il s'agit principalement du bâti et de l'aménagement, qui sont du ressort de la commune. La lutte contre la précarité énergétique est également prise en compte, avec un accompagnement des propriétaires et locataires à faibles revenus ;
– prioriser l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Le tramway, décidemment à la pointe, prendra sa part avec la création d'un réseau de chaleur à 80% «énergie renouvelable» ;
– développer les mobilités pour améliorer la qualité des parcours. Un des buts est de faciliter l'abandon des transports individuels (voiture), grâce, notamment, à l'amélioration de la synergie entre les différents acteurs du transport ;
– viser l'exemplarité de l'action publique locale. Le dire, c'est bien, le faire, c'est mieux ! La ville se doit d'être exemplaire, en particulier dans la gestion de son patrimoine et la qualité de l'alimentation (circuits courts) ;
– faire vivre le plan climat : animer, mettre en place une gouvernance, évaluer sont les maîtres mots de cette partie ;
– développer une culture commune, participative et coopérative. L'éducation est la base nécessaire à la réussite du PCET. Les projets éducatifs, les concours et autres initiatives locales, tous tournés vers la sensibilisation aux enjeux climatiques, seront nombreux.

























