Mairie de Dijon
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CHU : plus d'échanges pour plus d'efficacité

Prendre en compte le nouveau concept de pluri-régionalité

... pour une nouvelle dynamique.

Les CHU sont dans la tourmente. Ils sont en effet concernés par la réforme des universités mais aussi par la volonté du gouvernement de réviser aussi bien la carte hospitalière que la mission des hôpitaux.

Ils doivent également faire face à des contraintes budgétaires accrues, avec des dotations de plus en plus éloignées de la réalité des efforts qui leur sont demandés. Tous ces éléments ne favorisent certes pas la sérénité.

Si ces difficultés sont de plus en plus aiguës, elles ne sont pas vraiment nouvelles et les responsables des établissements n'ont pas attendu pour prendre l'initiative. Lorsque les pouvoirs publics incitent les CHU à développer des coopérations, ils ne font ainsi qu'entériner une démarche engagée depuis déjà un certain temps. C'est le cas, par exemple, pour les CHU du Grand Est qui travaillent dans le cadre d'un groupe de coopération sanitaire.

Notre objectif, c'est de prendre en compte le nouveau concept de pluri-régionalité, explique Pierre-Charles Pons, directeur général du CHU de Dijon.

Si le public demande à bénéficier des meilleurs soins à proximité, rien n'interdit aux hôpitaux de regrouper leurs forces. C'est ainsi que les CHU de Dijon et de Besançon, qui sont des établissements de taille moyenne et qui se sont rapprochés dans le cadre de l'Établissement français du sang, installé à Besançon, multiplient les conventions ponctuelles qui se traduisent notamment par des échanges d'équipes.
Conséquence logique parmi d'autres, les greffes cardiaques se font maintenant à Dijon et celles du foie à Besançon.

Pour Pierre-Charles Pons ce n'est là que le début d'une nouvelle dynamique. Il faut généraliser cette approche, insiste-t-il, et que ceux qui ont des responsabilités dirigeantes marquent leur engagement.