
Budget 2008 : débat d'orientation
La situation financière de la ville s’analyse en quelques chiffres clés.
2008 sous le signe de la solidarité et du désengagement de l'Etat...
Chaque année, le conseil municipal débat, en novembre, des grandes orientations avant de les traduire en lignes budgétaires, en décembre, avec l'adoption du budget primitif.
L'exercice est récurrent et utile. La situation financière de la ville s'analyse en quelques chiffres clés.
Les charges de fonctionnement se sont élevées en 2006 à 177,2 M€, à raison notamment de 57,5 % au titre des frais de personnel – 58,1 % l'année précédente – et de 3,6 % consacrés au remboursement de la dette.
Du côté des dépenses, les investissements s'établissent à 52,8 M€ qui couvrent la rénovation de plusieurs groupes scolaires, celle des places Granville et de la Libération, la réfection de l'éclairage public et du viaduc Kennedy ou la réhabilitation du Centre de rencontres internationales. Il faut y ajouter la construction de deux gymnases, aux Grésilles et à Junot, celle de la médiathèque Champollion, de la Maison à Fontaine d'Ouche ou encore de la mairie de la Toison d'Or.
Désengagement croissant de l'État :
Du côté des ressources, 222,1 M€ sont entrés dans les caisses communales dont 61 % de contributions directes et taxes. 72,3 M€ d'impôts ont été acquittés par les Dijonnais. Ils n'ont augmenté que de 7,96 % en six ans contre 11,5 % pour l'inflation dans la même période.
En ce qui concerne les dotations, le Grand Dijon subventionne la ville à une hauteur comparable à celle de l'État, 35,6 M€ pour le premier, 36,5 M€ pour le second. Problème, le désengagement de l'État s'accentue, le total de ses dotations n'ayant, en effet, progressé que de 0,98 % par an, en moyenne, sur les quatre dernières années.
Dans ces conditions qui ne sont pas exemptes de difficultés, le recours à l'emprunt a été limité, la dette stabilisée, le montant des annuités réduites et le nombre d'années nécessaires pour son remboursement a été ramené de presque 17 ans à un peu plus de 13 ans.
2008 sous le signe de la solidarité :
Le contexte général n'est guère favorable en raison des incertitudes qui pèsent sur la croissance et notamment la flambée des matières premières, du baril de brut en particulier. Il est à craindre que le désengagement de l'État ne s'accentue encore en raison d'une politique d'austérité que dessine le budget 2008 en direction des collectivités locales.
Reste donc à naviguer entre les écueils de la dette et de la passivité budgétaire. Le budget 2008 devrait consacrer, au chapitre de ses priorités, l'emploi par le soutien à l'activité, le logement social et la réalisation de plusieurs grands projets – nouvelle crèche à Junot, établissement pour personnes âgées dépendantes à la Toison d'Or, poursuite du renouvellement urbain aux Grésilles et son lancement effectif à la Fontaine d'Ouche.

























