
Préservation de l'eau si précieuse
La ville de Dijon et la communauté d’agglomération du Grand Dijon
conduisent une politique très novatrice en faveur de l’eau, même usée…
La Journée mondiale de l’eau, organisée ce 22 mars, nous rappelle fort opportunément qu’il convient de la préserver, une bonne partie de la planète en manquant cruellement. Et comme la sécheresse n’épargne pas toujours la région dijonnaise, les élus conduisent une politique soutenue de protection et de valorisation de cette ressource vitale. Pas moins de 75 millions d’euros auront été ainsi dépensés ces dernières années pour mettre aux normes et augmenter les capacités de traitement des deux stations d’épuration de l’agglomération.La protection des puits de captage fait aussi partie des grandes priorités. Nous procédons à des acquisitions foncières et délimitons des périmètres de protection où toute activité humaine est interdite, comme au champ Gorgets, face au siège du Bien public, afin de préserver les nappes phréatiques de l’Ouche, du sud de Dijon, de la Saône et du Suzon, explique Colette Popard, vice-présidente chargée de l’eau et de l’assainissement au Grand Dijon.
Eaux usées pour le chauffage.
La lutte contre les fuites des réseaux d’adduction bénéficie de son côté d’un système d’écoute performant : les « oreilles ». De petits capteurs placés le long des conduites décèlent très rapidement la moindre fuite, permettant d’envoyer dans la foulée une équipe de réparation. En outre, l’eau de pluie, gratuite et parfois abondante, part de moins en moins à l’égout.
La piscine olympique récupère ainsi les eaux pluviales afin d’arroser ses espaces verts. Et une sensibilisation des particuliers comme des professionnels se fait de plus en plus convaincante pour les inciter à prendre des initiatives en ce sens. Nous allons drainer le surplus d’eau qui sort du parking de la Trémouille, soit 84 000 m3 par an, qui serviront à l’arrosage des espaces enherbés du tramway et alentour, indique Colette Popard. Autre innovation, la chaleur des eaux usées (entre 12 et 17 °C) peut servir au chauffage de certains bâtiments.
Ce sera le cas pour la grande majorité des ateliers du centre de maintenance du tramway et des bus, avec un système qui prend la forme d’échangeurs placés dans une canalisation et couplés à une pompe à chaleur. Et puis, il nous faut convaincre chacun que l’eau de Dijon est vraiment bonne à boire ! rappelle la vice-présidente du Grand Dijon.
En chiffres :
- 14 millions de m3 d’eau potable sont distribués annuellement sur l’agglomération dijonnaise.
- La consommation baisse de 3 % en moyenne par an depuis des années.

























