
L'eau, un bien précieux à économiser
Eau et assainissement
Protégeons l'Ouche et le Lac Kir.
La consommation d'eau du robinet baisse de manière régulière, depuis ces cinq dernières années, d'environ 3 % par an. Une attitude de plus en plus citoyenne qu'expliquent plusieurs facteurs. Les fabricants d'appareils électroménagers mettent sur le marché des lave-linge et lave-vaisselle plus économes. Les industriels se dotent de systèmes en circuit fermé. L'individualisation des compteurs rend plus responsables les habitants d'immeuble. Enfin, les propriétaires de maison individuelle récupèrent l'eau de pluie pour l'arrosage et font vérifier leur installation pour éviter les fuites. Bravo ! Le phénomène peut toutefois être amplifié.La ville de Dijon élabore un nouveau plan local d'urbanisme (PLU) qui intégrera des normes environnementales prévoyant notamment d'équiper les nouvelles constructions de récupérateurs d'eaux pluviales. Le Syndicat mixte du Dijonnais (SMD), chargé de la politique de l'eau et de l'assainissement pour les 22 communes du Grand Dijon et présidé par l'adjointe Colette Popard, conduit de son côté une politique forte pour préserver cette ressource précieuse. Comme tout ce que l'on jette se retrouve inévitablement dans le sol et affecte les nappes phréatiques, quelques conseils n'apparaissent pas inutiles.
Les pesticides et autres herbicides peuvent être judicieusement remplacés par des techniques plus écologiques, comme le brûlage ou encore l'eau chaude. Les toilettes ne doivent pas devenir des poubelles : un seul exemple, y jeter des lingettes de nettoyage bloque les pompes du réseau et coûte cher à la collectivité. Un autre acte citoyen mérite d'être encouragé : l'eau de Dijon est bonne à boire sans modération. Elle coûte bien moins cher et cela réduit le nombre de bouteilles en plastique à recycler. Santé !
Protégeons l'Ouche et le Lac Kir.
Si la ville de Dijon ne bénéficie pas d'un grand cours d'eau, elle accueille, avec l'Ouche, une petite rivière qui a besoin de toute notre attention. Et certainement pas que les riverains y déversent leurs déchets verts, une véritable catastrophe ! s'alarme Christine Durnerin, adjointe au cadre de vie, à l'environnement et aux parcs et jardins. L'élue, par ailleurs présidente du Syndicat mixte d'étude et d'aménagement du bassin de l'Ouche et de ses affluents, ne ménage pas sa peine pour convaincre et agir. La restauration de ce milieu aquatique affecté par l'urbanisation obéit à une stratégie forte : contrat de rivière, schéma d'aménagement et de gestion des eaux en cours de réflexion. Le Lac Kir, plan d'eau artificiel que traverse l'Ouche, fait partie intégrante de ce travail. Une étude sur 18 mois établira un diagnostic écologique précis.
Nous voulons comprendre les phénomènes de pousses sauvages de plantes aquatiques et d'envasement régulier, explique Christine Durnerin, très soucieuse par ailleurs, depuis la création de Dijon Plage, que la baignade puisse se pratiquer dans une eau d'une qualité sans cesse améliorée.

























