
La ville s'emploie à lutter contre la précarité
Emploi, formation, insertion, des domaines qui ne sont pas de la compétence directe de la municipalité.
Si l'emploi relève de la compétence de l'État via Pôle emploi, la formation de celle de la région avec le conseil régional, et l'insertion de celle du département et du conseil général, on peut s'interroger sur les marges de manœuvre d'une ville qui souhaiterait mener une politique volontariste dans ces domaines. Mais l'interrogation est vite balayée quand on voit ce que propose la ville de Dijon en la matière.
La ville n'a d'ailleurs pas attendu que ces problématiques soient au cœur de tous les débats pour agir. Depuis plusieurs années, elle mène une politique active en matière d'emploi, d'insertion et de lutte contre la précarité. Les nombreux dispositifs qu'elle propose ont vocation à aider et soutenir les citoyens dans leur démarche d'accès à l'emploi, avec une priorité pour les publics plus fragiles comme les jeunes, les seniors ou les personnes handicapées. En partenariat avec des structures locales comme la Maison de l'emploi et de la formation (MDEF) ou la mission locale, la ville affirme son engagement dans ce domaine : offrir des dispositifs souples et réactifs, pour répondre à une des préoccupations majeures des Français, et par là même, des Dijonnais.
> LES CAFÉS DE L'EMPLOI
Original et convivial, le principe des cafés de l'emploi est aussi simple qu'efficace. Pour éviter la discrimination sur CV – parce qu'il ne faut pas se voiler la face, cela existe encore! –, la MDEF, aidée d'un cabinet conseil, sélectionne les candidats, qu'elle présente ensuite à des entreprises qui ne connaissent rien des prétendants. Avec deux atouts appréciables et essentiels : un cadre de rencontre neutre et aucune contrainte de temps. Le but, évaluer les prétendants sur leurs compétences et leur potentiel.
Après exactement deux ans de fonctionnement, à raison de cinq rencontres en moyenne dans l'année, le bilan est plus que positif. Entre 3 et 5 entreprises sélectionnées par session et 20 demandeurs en moyenne. Au total, 19 embauches effectives ont eu lieu pour neuf rencontres en contrat à durée indéterminée (CDI) ou en contrat à durée déterminée (CDD) débouchant sur un CDI. Une façon de lutter contre la précarité de manière pérenne.
- LES AUTRES DISPOSITIFS
> LES CONTRATS AIDÉS
L'État propose des contrats pour une durée maximale de deux ans, dans les secteurs marchand et non marchand, et prend en charge une partie du salaire. Depuis 2003, Dijon a utilisé cette procédure pour, in fine, embaucher 23 personnes en CDI, toujours dans un souci de stabilité de l'emploi.
> L'APPRENTISSAGE
Réservé aux 16-25 ans, il permet d'obtenir une qualification en alternant formation théorique et présence sur le terrain. Depuis 1993, grâce à un partenariat multiple, 286 jeunes sont passés par la mairie. En 2011, la totalité des 18 apprentis qui passaient leur diplôme l'ont obtenu.
> LES BOURSES MUNICIPALES
Cette aide complémentaire, d'un montant unique de 650 à 1 100 euros, est à destination de 200 étudiants dijonnais qui entreprennent des études post-baccalauréat. La somme totale distribuée avoisine les 150 000 euros par an.
> LES FORUMS DE L'EMPLOI
Ils sont organisés sur les quartiers de la Fontaine d'Ouche et des Grésilles, où les taux de chômage sont les plus importants, et sont ouverts à tous les habitants de l'agglomération dijonnaise. Le but est d'aller au devant des habitants en proposant de rencontrer de nombreux partenaires dans les domaines de l'emploi et de l'insertion, toujours dans un esprit convivial. Cette année, la demi-journée consacrée à l'économie sociale et solidaire a accueilli plus de 300 personnes.
Renseignements :
Maison de l'emploi et de la formation : 03 80 28 03 20

























