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L'aéroport de Dijon ouvre ses ailes

Le projet Renaissance de l'aéroport Dijon Bourgogne.

D'ici à dix ans, l'ouverture progressive d'une ligne régulière vers Londres, puis vers Bordeaux...

À l'horizon 2020, relier par avion Londres, Bordeaux ou Nantes à bas prix, au départ de Dijon et en deux heures à peine sera monnaie courante. Tel est l'objectif du projet  renaissance concernant l'aéroport Dijon-Bourgogne, dont les conclusions de l'étude d'impact viennent d'être rendues publiques.

Aujourd'hui, aucune ligne régulière
ne dessert l'aéroport Dijon Bourgogne. Son trafic civil s'établit essentiellement de juin à septembre par charters à destination de la Corse. Malgré la présence d'une société d'avions-taxis et d'une activité d'export soutenue, le nombre annuel de passagers plafonne à 20 000.

D'ici à dix ans, l'ouverture progressive d'une ligne régulière vers Londres dans un premier temps, puis vers Bordeaux, Toulouse, Nantes ou Rennes, voire le Benelux, donnera un regain d'activité à l'ensemble aéroportuaire. L'étude d'impact table même sur un trafic commercial sans commune mesure avec celui d'aujourd'hui. Il pourrait être de 250 000 à 300 000 passagers à l'horizon 2023. Ce seront des destinations non couvertes par le TGV, précise Jean-François Demongeot, directeur du développement des entreprises à la chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Dijon.

15,5 millions d'euros d'investissement :

En établissant de nouveaux ponts entre les capitales régionales et étrangères, cet essor influera directement sur l'économie locale et le tourisme en Bourgogne, confronté à l'arrêt de la ligne Dijon-Londres en 2003. La réouverture de cette liaison est associée au retour d'une compagnie low cost (pratiquant des tarifs à bas coûts), à l'instar de Strasbourg ou de Nantes qui ont confié avec succès leurs lignes intérieures à un avionneur low cost.

L'objectif à atteindre est cependant soumis à l'adaptation des infrastructures, afin que des appareils de plus de 60 tonnes (type Boeing 737-800) puissent transiter. Les transformations envisagées par la CCI de Dijon, gestionnaire civil, prévoient en particulier le renforcement de la piste principale, ainsi que l'élargissement et l'imperméabilisation des voies de manoeuvre, en plus d'importants travaux d'assainissement et de dépollution pyrotechnique dus aux séquelles des bombardements de 1944.

Un nouveau hangar bénéficiera aussi à la patrouille Breitling basée sur le site. Le 1er étage de l'aérogare sera également reconstruit et doté d'une zone de restauration et de bureaux. Ces travaux font déjà l'objet d'une demande de permis de construire. L'investissement global, évalué à 15,5 millions d'euros, a été pris en charge par le conseil régional de Bourgogne, le conseil général de Côted'Or et le Grand Dijon.

Le projet Renaissance entraînera également des réaménagements routiers, dont la requalification avec trottoirs et pistes cyclables de la RD 996a qui dessert l'aéroport. Enfin, un parking plus vaste sera aménagé et les liaisons par bus seront renforcées.