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Le développement économique au coeur de l'actualité dijonnaise

Le développement économique au coeur de l'actualité dijonnaise

Près d'un milliard d'euros investis d'ici 2014 pour l'économie locale.

La ville et l'agglomération dijonnaise multiplient les projets d'envergure...

La ville de Dijon et la Communauté d'agglomération du Grand Dijon vont injecter près d'un milliard d'euros, d'ici à 2014, dans l'économie locale. Un plan de relance qui en appelle à la solidarité financière de l'État et des autres grandes collectivités territoriales.

La crise financière mondiale,
devenue une crise économique sans précédent, n'épargne évidemment pas Dijon et sa région.
Des centaines d'emplois marchands seront détruits cette année. Amora-Maille, Euroflaco, Barry-Callebaut, Neltec…, les plans sociaux des grands groupes industriels se multiplient, engendrant le désarroi et la peur du lendemain dans de très nombreux foyers dijonnais.

Face à cette situation, la ville de Dijon et la communauté d'agglomération du Grand Dijon engagent un plan de relance de près d'un milliard d'euros sur cinq ans (2009-2013).
Pas moins de 75 % de l'investissement public découlent de l'action des collectivités locales et nous voulons plus que jamais répondre présent en cette période troublée. C'est en investissant que la Communauté d'agglomération du Grand Dijon et la ville de Dijon entendent contribuer, par la commande publique, à la dynamisation des marchés, et donc à l'économie locale, indiquait François Rebsamen, le sénateur-maire de Dijon et président du Grand Dijon, le 13 février dernier, devant les professionnels du bâtiment et des travaux publics.

En pleine croissance démographique, la ville et l'agglomération dijonnaise multiplient les projets d'envergure en termes de logements comme d'équipements publics.

- De grands projets pour l'agglomération :
Le tramway coûtera autour des 400 millions d'euros, mais générera 230 millions d'euros de travaux et 4 000 emplois pendant 3 ans. Des villes comme Le Mans ou Montpellier, qui exploitent un tramway, ont vu croître leur activité commerciale de 25 à 30 %, argumente l'élu. D'autres réalisations d'importance vont voir le jour : le Grand Stade de 22000 places (20,6 millions), la rénovation du musée des beaux-arts (60 millions d'euros), la piscine olympique (23 millions d'euros)…

- 1 400 nouveaux logements par an :
Des opérations plus modestes contribueront aussi à améliorer la vie locale et à fortifier son économie : requalification du boulevard Bachelard (7,2 millions d'euros), démolition-reconstruction du groupe scolaire Montmuzard (8,55 millions d'euros), comme celui de Montchapet (3,4 millions), pour ne citer que les plus grosses. Car la liste est longue des travaux à venir. Et notamment en matière d'habitat nouveau, avec un programme prévisionnel annuel de 1 400 nouveaux logements, qu'ils soient à loyers modérés ou réservés à l'accession à la propriété.

"J'ai fait de la construction de logement une priorité parce qu'aujourd'hui, dans une ville et une agglomération comme la nôtre, chacun doit pouvoir avoir accès à un logement. Je veux en outre un habitat durable qui améliore considérablement la performance énergétique", souligne le sénateur-maire de Dijon.

Pour financer cette politique de grands travaux, une solidarité financière doit s'instaurer avec l'État, le conseil régional de Bourgogne et le conseil général de la Côte-d'Or.
"Je plaide pour un second plan de relance gouvernemental au profit du développement des collectivités territoriales, car la suppression prévue en 2010 de la taxe professionnelle nous pénalisera durement si elle n'est pas, soyons francs, remplacée par un autre impôt", précise François Rebsamen.

Les discussions engagées avec la région et le département devraient déboucher sur des co-financements à la hauteur des besoins de la capitale régionale et de son agglomération.
Il en va de l'avenir du plus important pôle urbain bourguignon, qui à lui tout seul accueille la moitié de la population de la Côte-d'Or.