|
Dites-nous...
3 questions à François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon
Récemment, l’hebdomadaire L’Express publiait un palmarès des 50 villes françaises les plus dynamiques dans lequel Dijon arrivait 4 de sa catégorie pour la compétitivité et 5 pour la qualité de vie. Ce classement vous satisfait-il ?
Ce n’est pas tant le classement qui me réjouit que ce qu’il signifie. En effet, L’Express a analysé de nombreuses données sur des thématiques comme le dynamisme économique et le tourisme, mais aussi la culture, l’éducation ou la ville durable et solidaire. Des thématiques qui se retrouvent dans les engagements et les choix politiques soutenus par la municipalité. Même s’il est toujours agréable d’être « bien noté », ces engagements sont avant tout portés pour les Dijonnais. Des projets comme le tramway, la construction d’écoquartiers, les budgets participatifs des conseils de quartier, le maintien de la gratuité dans les musées ou la mise en place de la tarification adaptée aux revenus sont le fruit d’une volonté municipale, celle de faire de Dijon une ville plus solidaire, écologique, dynamique et participative.
Comment se traduit cette volonté, pour la période estivale par exemple ?
À Dijon, la municipalité a fait le choix d’une culture « à partager » mais surtout accessible à tous. Je pense notamment à tous ceux qui ne peuvent pas partir en vacances pendant l’été. Depuis quelques années maintenant, ils peuvent bénéficier des animations de Dijon Plage, de « Vacances pour ceux qui restent » ou encore de nombreux spectacles gratuits… Entre les festivals comme Dièse, l’Estivade, le 4/14, les rassemblements populaires comme la Fête de la musique ou le 14 juillet et les événements sportifs, tous les ingrédients sont réunis pour profiter de l’été à Dijon, quel que soit son âge ou sa situation. Notre ville poursuit sur la voie qui consiste à favoriser un accès le plus large possible à la culture et aux loisirs.
Le dossier de ce numéro d’été est consacré aux parcs et jardins de la ville. Est-ce le moyen de rappeler l’ambition de Dijon de devenir une référence écologique ?
Les parcs et jardins sont symboliques pour une ville, et il est vrai qu’ils permettent de marier aménagements urbains et développement durable. Les espaces verts sont, par exemple, parfaitement intégrés à l’écoPLU.
La ville a également fait évoluer ses pratiques et aujourd’hui elle entretient ses 760 hectares d’espaces verts grâce à des méthodes douces : suppression des produits phytosanitaires, maintien de la biodiversité en ville, préservation de la qualité de l’eau et des sols… Mais au-delà de cette volonté de faire de Dijon une référence en écologie urbaine, le développement des parcs et jardins est surtout le signe d’une véritable qualité de vie pour les habitants. Avec environ 50 m² d’espaces verts par habitant, la ville de Dijon a choisi d’offrir à ses concitoyens un cadre de vie agréable, qui favorise des espaces privilégiés de rencontre et préserve leur santé.