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3 questions à François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon
Après avoir présenté le budget 2010 dans les quartiers, le conseil municipal s’apprête à voter le 29 mars prochain les taux des impôts locaux. Pouvez-vous nous expliquer l’importance de ce vote ?
C’est effectivement une décision importante pour tous les Dijonnais. Le montant des impôts locaux versés par les contribuables de notre commune dépend pour partie de ce vote. La municipalité proposera au conseil de relever les taux de la taxe d’habitation et de la taxe du foncier bâti de 1,2 %, pour correspondre au rythme de l’inflation. Cette décision est conforme à la politique budgétaire que nous avons décidée pour 2010. En matière d’impôts locaux, nous conservons cette année encore notre politique d’abattement général en faveur des Dijonnais, ce qui fait de Dijon la troisième grande ville la moins imposée pour la taxe d’habitation. Je rappelle aussi notre choix de soutenir les investissements dans les secteurs du logement, de l’éducation et de la solidarité, tout en maîtrisant nos dépenses.
L’augmentation des charges de personnel est ainsi limitée à 0,6 % en 2010.
Ce mois-ci, Dijon Mag propose un dossier sur les femmes. Pourquoi ce choix ?
Ce dossier se rapporte à l’actualité, le 8 mars étant la journée internationale des Femmes. C’est une journée importante : elle est l’occasion de nombreuses manifestations ayant pour but d’interpeller nos concitoyens sur la condition des femmes dans notre société. Il existe encore des inégalités salariales entre les hommes et les femmes, ainsi que des discriminations, face à l’emploi par exemple. Et je ne parle pas de la double journée des mères de famille qui travaillent. Il me semblait cependant important de rappeler les progrès qui ont été faits dans ce domaine, de même que ceux qu’il reste à faire. À défaut d’être une évidence pour tous, l’égalité des droits est un combat quotidien…
Est-il un événement que vous aimeriez souligner ?
Oui, celui du développement de l’entreprise Teletech à Dijon. Au terme d’une longue compétition avec un grand nombre de métropoles de France – la dernière en lice étant Lille, Teletech a choisi Dijon pour implanter sa nouvelle plate-forme de téléservices, qui permettra à la fois de créer à terme 600 emplois et de réhabiliter en partie le site d’Amora, qui ne sera plus ainsi une friche industrielle.
Dans ce contexte national de crise, je me réjouis de cette décision, qui doit beaucoup au service économique du Grand Dijon, pour l’emploi des Dijonnais, pour nos commerces. Elle souligne aussi l’efficacité des moyens d’intervention des collectivités locales et de l’État quand ils sont unis pour une même cohérence d’action. La décision de Teletech renforce à l’évidence l’attractivité de Dijon et de son agglomération, nous pouvons nous en réjouir.