
Une nouvelle page pour le Consortium
Pôle d'art contemporain.
Un lieu avant tout ouvert, décontracté et d'échanges...
Son inauguration officielle aura lieu à la mi-septembre, en présence notamment du sénateur-maire de Dijon et du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.Il a pourtant été créé en 1977. Est-ce à dire qu'il s'agit d'un nouveau Consortium ? Je ne pense pas, tempère Éric Troncy, son codirecteur. Pour nous, il s'agit plutôt d'une sorte de mise à niveau : niveau de ce qu'une ville comme Dijon est endroit d'attendre d'un centre d'art contemporain international, et surtout niveau de ce que le public est lui-même en droit d'attendre d'un tel lieu, en termes de qualité de regard comme en termes de confort.
À cet effet, les bâtiments ont été entièrement revisités par l'architecte Shigeru Ban (qui, entre autres, a aussi coréalisé le Centre Pompidou-Metz), dans un dialogue très ouvert, très fructueux avec l'équipe du Consortium, relève Éric Troncy. Le public, lui, a déjà pu découvrir durant l'été les désormais 2 500 m2 de surface d'exposition. Nous avons enregistré plus de 1 500 visiteurs pour les seules trois journées portes ouvertes de juin, se félicite Éric Troncy. L'expo inaugurale, « Deep Comedy », organisée par Dan Graham, réunit des oeuvres d'une vingtaine d'artistes dans une sorte de « bazar » malicieux de l'art contemporain. Le moyen pour la petite équipe (une dizaine de personnes) du Consortium de présenter un bel éventail d'oeuvres mais aussi de convier là et de saluer des amis, des compagnons de route. Et d'affirmer haut et fort la diversité revendiquée du lieu, qui continuera à coorganiser, dans une salle rénovée, des concerts et spectacles, par exemple avec Why Note, et compte même ouvrir d'ici peu un restaurant avec le chef David Zuddas.
Avec l'ambition de faire du Consortium un lieu avant tout ouvert, décontracté. Un lieu d'échanges.
Exposition « Deep Comedy » jusqu'au jeudi 10 novembre.
Renseignements : 03 80 68 45 55

























