
Propreté : le coût de l'incivilité
Un budget de 3 millions d’euros, 80 personnes disponibles 365 jours par an, 21 engins
L’armada de la cellule propreté qui s’occupe des 350 km de voirie et des 1 200 000 m2 de trottoirs.
Un budget de 3 millions d’euros, 80 personnes disponibles 365 jours par an, 21 engins : l’armada de la cellule propreté qui s’occupe des 350 km de voirie et des 1 200 000 m2 de trottoirs est impressionnante. La cible ? Tout ce qui ne doit pas se trouver sur le domaine public, dixit Christophe Paulin, responsable du service, c’est-à-dire les crottes de chien – une préoccupation prioritaire -, les mégots – en recrudescence depuis l’interdiction de fumer –, les chewing-gums, cannettes de boisson, papiers et autres détritus…
C’est au centre-ville que le niveau de service est le plus intense. Les machines balayeuses et les cantonniers s’activent tous les jours, doublés par les laveuses qui s’affairent deux fois par semaine. Les fréquences de passage sont moindres pour les autres quartiers, avec une attention particulière toutefois portée à la Fontaine-d’Ouche et aux Grésilles.
Le ramassage des 1 800 corbeilles de la commune fait également partie de leurs attributions. À ne pas confondre avec les poubelles – les ordures ménagères, bacs à couvercle gris ou jaune et verre –, dont la collecte dépend d’une autre entité. Les tags relèvent du service architecture-bâtiments-ateliers, dont l’objectif est de faire disparaître les inscriptions en 48 heures – 12 heures pour les injures et propos racistes – à partir du moment où elles leur sont signalées.
La conclusion revient à Élisabeth Biot, adjointe à la propreté, très remontée contre les incivilités que représentent les déjections canines et les décharges sauvages. Avec un rappel qui devrait être une évidence : La propreté est notre affaire. Le domaine public est l’espace de tous.

























