
Economie sociale et solidaire : un véritable poids économique
Elle représente aujourd’hui 10 % du PIB et de l’emploi en France.
Mettre l'économie au service de l'intérêt général, ouvrir la voie au développement durable...
Mettre l'économie au service de l'intérêt général, donner une voix et une place aux exclus, ouvrir la voie à un développement durable, enraciné sur un territoire, telle est l'ambition de l'économie sociale et solidaire (l'Ess), dont le poids économique représente aujourd'hui 10 % du PIB et de l'emploi en France.
Vers une définition de l'économie sociale et solidaire.
Si les valeurs de cette économie remontent à l'antiquité, c'est au Moyen-Âge avec les confréries et autres compagnonnages, puis au XIXe siècle avec les mutuelles, que les premières formes organisationnelles de cette économie sont apparues. Quant à sa formalisation conceptuelle, ce sont Charles Fourrier et Saint-Simon au XVIIIe siècle puis Bernard Edme et Jean-Louis Laville, sociologues des années 1970, qui en ont été les principaux pionniers. Toutefois, il faut attendre 2001, lors de la 2e rencontre internationale sur la globalisation de la solidarité, pour qu'une définition soit adoptée. Ainsi, l'économie sociale et solidaire désigne un ensemble d'initiatives économiques à finalité sociale qui participent à la construction d'une nouvelle façon de vivre et de penser l'économie. Elle place la personne humaine au coeur du développement économique et social, entraîne une nouvelle manière de faire de la politique et d'établir des relations humaines sur la base du consensus et de l'agir citoyen .
L'alternative pour entreprendre.
Librement rassemblée autour de quelques principes fédérateurs, comme le statut privé, la primauté de l'homme sur le capital, une finalité explicite au service de la collectivité, un processus démocratique, une autonomie de gestion, une redistribution de la valeur ajoutée équitable ou de non maximisation des profits, les acteurs de l'Ess sont réunis sous l'appellation de tiers secteur. Cette appellation conduit à considérer l'Ess comme l'alternative pour entreprendre une troisième voie où les activités exercées relèvent d'une sphère intermédiaire combinant l'économie publique et marchande.
Un poids économique ancré sur les territoires.
Regroupant aujourd'hui les mutuelles, les coopératives, les associations et les fondations, fédérées au niveau national par le Conseil des entreprises et groupement de l'économie sociale (le Ceges) et autour des Chambres régionales de l'économie sociale (les Cres), l'Ess représente en France 10% de l'emploi et du Pib. La Bourgogne, avec 12,8 % des établissements relevant de l'Ess, se place parmi les régions françaises en position intermédiaire, au même niveau que la région Rhône-Alpes.
Occupant 11% des emplois salariés, ce secteur regroupe sur le territoire bourguignon plus de 10 300 associations, 4 400 coopératives, 300 mutuelles et 400 autres établissements. Ces derniers évoluent dans de multiples domaines, 23% dans le secteur des sports et loisirs, 20% dans l'agriculture et les industries agricoles, 12% dans la culture et l'audiovisuel, 10% dans les services aux entreprises, 10% dans le secteur social et près de 9 % autour des activités financières et d'assurance.
L'Ess s'affirme ainsi comme la véritable alternative au modèle capitaliste financier, la troisième voie autour de laquelle se sont engagés la ville de Dijon, le Grand Dijon et la région Bourgogne, en y consacrant 16 millions d'euros depuis 2004.
Renseignements : Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire cressb@wanadoo.fr

























