
Musée des beaux-arts : les dessous d'une métamorphose
Une nouvelle tranche de travaux permettra d’ici 2013 de présenter les trésors du musée dans un espace entièrement rénové.
Quand les technologies de pointe s’engagent au service de l’histoire.
Une nouvelle tranche de travaux permettra d’ici 2013 de présenter les trésors du musée dans un espace entièrement rénové. Quand les technologies de pointe s’engagent au service de l’histoire.
La nouvelle tranche des travaux du musée des Beaux-Arts débutera en 2011, pour une inauguration prévue en septembre 2013. Mais d’ici son ouverture, la nouvelle aile du musée et ses collections seront entièrement réaménagées et rénovées. Ainsi, certains tableaux, métamorphosés, reviennent déjà au musée. En 2011 et 2012, ce sont les précieux retables de bois sculpté et doré de la chartreuse de Champmol qui, sous le contrôle d’un comité d’experts, seront confiés aux restaurateurs.
Parallèlement, dès février prochain, les travaux de rénovation du musée commenceront entre autres dans la salle des Tombeaux. Le circuit de visite s’arrêtera donc au salon Condé et les tombeaux des ducs de Bourgogne ne seront plus visibles, car protégés par un solide coffrage.
LES PLEURANTS EN VEDETTES.
Pour autant, le musée reste ouvert. Si la sélection des collections présentée dans les six premières salles évoluera au fur et à mesure des départs et retours de restauration, les véritables vedettes de cette nouvelle installation seront les Pleurants du tombeau de Philippe le Hardi (série originelle), sortis de leurs arcatures comme l’ont été ceux de Jean sans Peur début 2010. Mais ceux-là ne voyageront pas outre-Atlantique : ils resteront au musée et pourront être admirés, grâce à une scénographie originale, par tous les Dijonnais et les visiteurs.
UNE PREMIÈRE PHASE DE TRAVAUX RÉUSSIE.
En amont, la première phase de travaux s’est achevée en 2010. Cinq ans d’études approfondies ont été nécessaires à leur préparation dans un bâtiment aussi sensible que complexe. Mais l’objectif est atteint : réussir la délicate rencontre de l’architecture ancienne et des interventions contemporaines. Si la réduction de l’impact environnemental a été privilégiée (voir encadré), un important aspect de la rénovation a également permis de réaliser de nouvelles réserves, assurant le stockage des oeuvres dans de parfaites conditions de conservation et de consultation.

























