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La bibliothèque municipale de Dijon

La bibliothèque municipale de Dijon

La vie culturelle dijonnaise.

Dans le coeur historique de la capitale des ducs de Bourgogne, la bibliothèque municipale de Dijon.

Dans le coeur historique de la capitale des ducs de Bourgogne, la Bibliothèque municipale de Dijon occupe les bâtiments de l'ancien Collège des jésuites, aussi appelé Collège des Godrans du nom de son fondateur, président du Parlement de Bourgogne. Le collège marqua profondément la vie intellectuelle dijonnaise et bourguignonne. La plupart des fils de la haute société liée au Parlement et à la Chambre des Comptes y reçurent leur formation.

Sa notoriété dépassa largement les limites provinciales, il accueillit à son apogée plus d'un millier d'élèves bien qu'il ne disposât d'aucun pensionnat ; on rapporte même qu'un fauteuil de l'Académie française était systématiquement destiné à un ancien du Collège de Dijon. Bossuet, Buffon, Rameau, Crébillon, Piron, Daubenton ou encore le président de Brosses fréquentèrent, entre autres, l'établissement. 

Odinet Godran légua son hôtel particulier aux jésuites en février 1581, à la condition d'y fonder un établissement d'enseignement. L'architecte du duc de Mayenne, gouverneur de Bourgogne, fournit les plans visant à transformer en collège l'hôtel particulier. Les travaux commencèrent en 1585 et donnèrent lieu aux premières fouilles archéologiques dijonnaises car l'hôtel Godran s'appuyait sur le mur du castrum gallo-romain.

Entre 1595 et 1603, les jésuites, expulsés de France, se réfugièrent à Dôle, alors ville d'Empire ; les constructions reprirent dès leur retour et se poursuivirent tout au long du XVIIe siècle. La chapelle, commencée en mars 1587, fut achevée en 1614 avec l'aide de Martellange et consacrée en 1617 par l'évêque de Langres ; quelques-unes des fresques qui la décoraient à l'origine subsistent encore, ainsi que les croix de consécration peintes.

L'effectif des élèves croissant sans cesse, les jésuites rachetèrent et modifièrent progressivement, malgré de nombreux procès de voisinage, les bâtiments alentour afin d'agrandir le collège, en forme de huit autour d'une cour et d'un jardin. Au centre, un escalier de pierre fut édifié au milieu du XVIIe siècle, tel un donjon appuyé sur le castrum.

Les parlementaires dijonnais ont joué un grand rôle dans le développement du Collège qui bénéficia de nombreux dons et legs. L'établissement était d'ailleurs situé à proximité immédiate du Parlement de Bourgogne, transféré de Beaune à Dijon par Louis XI en 1477. Pierre Odebert, président aux requêtes, permit en 1649 l'ouverture d'une école de théologie, Jean Berbisey, premier président, organisa la remise annuelle de 32 prix, les élèves étant récompensés par un livre somptueusement relié aux armes de la famille donatrice.

L'apogée de l'activité se situe au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, le Collège déclina ensuite régulièrement. Il devint Collège royal en 1764 après l'expulsion des jésuites du royaume de France. Jusqu'à la Révolution, il fut administré par des clercs séculiers sous la responsabilité de la Ville de Dijon ; supprimé en 1793, il laissa la place à l'Ecole centrale du département de la Côte-d'Or. La chapelle fut utilisée successivement tout au long du XIXe siècle par diverses institutions, parmi lesquelles l'Ecole de dessin, une école primaire annexe de l'Ecole Normale ou encore l'Ecole de musique de la Ville, elle ne fut attribuée qu'en 1909 à la Bibliothèque municipale.